afriquebelgaafp

En Afrique du Sud, pas d’état de grâce pour le président Jacob Zuma. Il a été élu il y a moins de trois mois sur un programme de lutte contre la pauvreté mais il doit faire face aux grèves et actions de mécontentement qui se multiplient.

La crise n’épargne pas l’Afrique du Sud. Ce pays émergent, avec des taux de croissance élevés ces dernières années est entré en récession. Le taux de chômage est de 23%, l’inflation est à 8%.

Le mois dernier, les ouvriers engagés dans la construction des installations du futur Mundial de foot avaient été les premiers à débrayer. La semaine dernière, ce sont les habitants de plusieurs “townships” qui ont manifesté, parfois violemment, pour dénoncer l’état d’abandon de leurs quartiers, l’insuffisance des services publics d’électricité et de distribution d’eau.

Et les fronts du mécontentement se rejoignent, puisque depuis lundi ce sont les employés municipaux qui sont en grève. Les grèves sont habituelles à cette époque en Afrique du Sud. C’est le moment où patrons et syndicats négocient les nouvelles conventions salariales. Les agents communaux voudraient 15% d’augmentation, leur syndicat doit discuter demain une seconde offre de 13%.

Les mineurs d’or et de charbon voulaient, eux aussi, 15 % d’augmentation. Ils ont finalement accepté des hausses d’environ 10% pour les chercheurs d’or. C’est un souci en moins pour le patronat et pour le gouvernement qui évitent ainsi une grève de 150 000 travailleurs.

Mais la marmite bout: la police a dispersé, ce mardi, à coups de balles de caoutchouc une nouvelle manifestation de mécontentement populaire dans un “township” près de Johannesbourg.

http://dndf.org/?p=4847