Au moment où nous publions ce texte, cela fait plus de six mois que le dit « monde arabe » est ébranlé par des soulèvements d’une très forte ampleur. C’est d’abord en Tunisie (ce paradis pour citoyens européens idiots utiles du capital en goguette dans l’un des chantres de l’industrie de masse du tourisme) que des milliers de prolétaires ont affronté l’État, ponctué par la chute de son « dictateur » local Ben Ali le 14 janvier 2011… Ensuite c’est l’Égypte des pharaons (où chaque pierre des pyramides et des temples édifiés à la gloire des possédants suinte de la sueur et du sang des travailleurs de l’époque) qui s’est embrasée de la colère des exploités, donnant lieu à la chute de son « dictateur » local Moubarak le 11 février. Et puis la contagion sociale a continué de s’étendre et de proliférer : Yémen, Bahreïn, Algérie, Libye, Irak, Oman, Syrie, etc. Lisez la suite du texte...