Depuis que le début du « printemps arabe » (selon l’expression claironnée par tous les commentateurs politiques et autres journalistes), déjà deux interventions militaires directes et extérieures ont eut lieu. D’abord, le 14 mars, les troupes du CCG (« Conseil de coopération du Golfe ») sont entrées dans le petit émirat du Bahreïn (à l’appel de son gouvernement) pour suppléer des forces de répression locales dépassées par le mouvement de protestation d’une partie importante du prolétariat en cours depuis un mois ; il s’agit clairement et explicitement de mettre un terme aux troubles qui sont pour l’occasion dépeints comme une « insurrection chiite ». Ensuite, le 19 mars, l’aviation française, américaine et anglaise, encadrée par l’OTAN et l’ONU, interviennent et bombardent la Libye en proie à un soulèvement armé d’importants secteurs du prolétariat. Bien que ces deux interventions semblent en apparence obéir à des logiques et des justifications différentes (au Bahreïn, il s’agit de défendre le « dictateur » local, tandis qu’en Libye, il s’agit de l’abattre et de « défendre les populations victimes de massacres »), seuls les humanistes pleurnichards et les adeptes du droit bourgeois ne peuvent pas voir que dans les deux cas, il s’agit clairement de deux opérations de gendarmerie, d’opérations de maintien de l’ordre, de remise au pas du prolétariat… Lisez la suite du texte...