Informations sur les luttes de classe

14 décembre 2011

¡Enrabiaos!

¡Enrabiaos!


 Algunos apuntes acerca de la #Spanish revolution

 

Cuando las palabras
son vaciadas de su contenido

        nos invade la
       pasividad de la
sumisión democrática


enrabiaosweb

enrabiaosweb

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08 décembre 2011

C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs mensonges !

-Bonjour, nous sommes les porte-parole, experts et journalistes dûment mandatés pour vous vendre au porte-à-porte le tout nouveau budget de l’État, ficelé au profit de l’économie en détresse ! Bonne nouvelle : on a trouvé les 11,3 milliards d’euros qui manquaient !

-Vous voulez dire que vous avez trouvé la manière de nous les faire payer !

-Euh… oui, mais je vous rassure : ce n’est pas de l’austérité, c’est seulement de la rigueur budgétaire, de l’assainissement des finances, du bon sens ! Tout le monde va se retrousser les manches !

-Ah pardon, parce que nous, nous avons déjà donné ! Nous donnons tous les jours d’ailleurs. Nous avons donné dans la flexibilité et les baisses de salaires pour sauver la boutique, nous avons donné dans les factures qui explosent pour sauver les meubles, nous avons donné dans l’inflation des prix et vos magouilles d’index… Trop tard pour nous détrousser, vous êtes déjà passés !

-Allons, encore un effort, un sursaut ! Vous ne voulez tout de même pas que les marchés perdent confiance, que l’Euro coule et avec lui nos économies nationales, notre prospérité, notre sécurité sociale, nos emplois ? C’est tous ensemble que nous pouvons sortir de la crise ! Votre coopération est notre seul espoir de relance et de redressement, vous êtes le carburant de l’économie réelle !

-Prospérité ? Sécurité ? Pour le capital, oui ! Qui produit toujours plus, et plus longtemps ? Qui paie toujours plus ? Au taf, au chômage, vous nous serrez la ceinture, à la gorge ! L’« économie réelle », le « monde du travail », c’est l’évangile des réformistes depuis le XIXème siècle pour justifier tous nos sacrifices. La réalité de l’économie, c’est que TOUS ces sacrifices n’ont jamais fait que préparer les suivants ! Et les Nazis l’idolâtraient comme vous, l’« économie réelle », contre « la finance » !

-Ne nous comparez tout de même pas à la Peste Brune, vous êtes libres et en démocratie !

-Libres, nous, prolétaires, et nos enfants ? Libres de bosser ou de crever ! Libres de circuler ? De « centres fermés » en camps de rétention ! Libres d’être socio-médico-géo-localisés, déportés du mauvais sommeil au turbin, du fauteuil au lit et du lit au trou, vous appelez ça une vie, quand d’autres pètent dans la soie… Eh bien c’est ça, la démocratie réelle, il n’y en a pas d’autres ! Vous nous bouchez l’horizon ! Et ça n’a que trop duré, l’impunité des exploiteurs !

-Calmez-vous, nous avons soutenu les Révolutions démocratiques du Printemps arabe… !

-Vous voulez encore nous faire gober que c’est pour « sauver des vies humaines » et pas pour mener une guerre contre la révolte de nos frères et sœurs de classe que votre « gouvernement en (sales) affaires courantes » a envoyé des troupes en Lybie ? C’est compté dans vos 11,3 milliards, non ? La révolution sera sociale mais elle ne sera PAS démocratique : la démocratie C’EST le mode de non-vie de cette préhistoire capitaliste de merde, C’EST la dictature de l’économie, C’EST le fric, la marchandise, l’État, le travail, les classes… La vie ne sera ni citoyenne ni démocratique, la vie sera humaine !

-Allons, ne faites pas le jeu de l’extrémisme, et ne réveillez pas le vieux fantôme de la lutte des classes, nous sommes au XXIème siècle, nous sommes tous citoyens, dans la même galère…

-Sauf que c’est toujours les mêmes qui rament, toujours les mêmes qui mènent grande vie sur le pont, et vous, gestionnaires et communicateurs, vous êtes là pour siffler la cadence ! Mais gare à la mutinerie !

-Les hauts revenus aussi sont touchés, vous savez… Nous vous en conjurons, faites-nous une dernière fois confiance : comblons le déficit budgétaire, remboursons notre dette publique et ensemble donnons-nous les moyens d’une politique plus sociale, d’un mode de développement plus durable, d’une croissance éco-responsable, avec décroissants au petit-déjeuner Oxfam et bonheur partagé dans la simplicité volontaire !

-« Notre » dette ? Vous ne manquez pas de culot ! On a toujours été les dindons de la farce de vos jeux comptables, on s’est fait plumer jusqu’à l’os et vous venez encore nous présenter la facture !? Y a plus un gramme d’air ou une goutte d’eau non contaminés et faudrait qu’on sauve la planète en triant nos poubelles et en coupant le chauffage ? Vous savez où on vous la met, notre empreinte carbone ? Et notre simplicité volontaire, la voici : allez vous faire foutre ! Qu’ils s’en aillent tous !

-Nous comprenons que vous auriez voulu un programme plus à gauche, ou qu’on réforme radicalement le monde bancaire et financier, mais c’est l’Europe qui réclame des mesures, c’est la même chose pour tous les pays de la zone Euro, comme dans le reste du monde…

-Mais vous y êtes tous, mes beaux salauds budgétaires, à votre « Europe » ! Comme au FMI, à la Banque Mondiale, à l’ONU ! Vous changez de masque, une fois polichinelles, une fois gendarmes, une fois suppliants, une fois menaçants, mais on connaît déjà la fin de la pièce, avec à la sortie huissiers, flicaille, tanks… ! Sauf que le public chair-à-profit se lasse, voyez-vous, et vous serez bien étonnés de vous prendre un barreau de chaise en travers de la gueule pour l’ovationner, votre beau budget si bien bouclé ! C’est vous qui allez la boucler !

-Mais c’est du poujadisme ! Vous vous laissez entraîner dans la spirale de la haine, de la violence, du fanatisme, du terrorisme ! Vous n’écoutez même pas les syndicats ?

-Ils nous tenaient le même baratin que vous, au syndicat, nous en sommes sortis avec fracas !

-Et pourquoi ne pas exprimer un vote protestataire, genre « faites payer la crise aux riches » ?

-Voter, vous voulez rire ? Et en plus pour vos vieux complices, les lénino-trots’-mao-stal’ !

-Ne nous affolons pas, nous comprenons votre révolte, nous reviendrons à la charge, mais en attendant ne restez pas comme ça sans camisole, je veux dire, sans encadrement : laissez-nous vous présenter votre tout nouveau Coach Personnalisé en Indignation…

-Bonjour ! Je vois que vous êtes dégoûtés par la politique traditionnelle, par l’arrogance des politiciens déconnectés de notre quotidien et sourds à nos griefs… Rompons avec les vieux clichés et dénonçons avec fermeté l’économie ultra-néo-libérale, l’argent-roi, le profit outrancier, la mondialisation, la dérégulation des marchés, le capitalisme financier, le nouvel ordre mondial… Avez-vous lu « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel ? C’est la bible pour tout qui est soucieux de protester de manière légale, positive, citoyenne et constructive : promenades et occupations pacifiques, sit-in, assemblées démocratiques, photos sur Facebook, délation dans la joie… Vous ne risquez rien, et nous non plus d’ailleurs, c’est du pur « win-win » !

-Alors toi, salaud de curé défroqué, tu vas voir de quel bois se chauffent les enragés !

À bas la paix sociale !

Pas un sacrifice de plus !

Merde à l’Économie nationale !

Le Capitalisme est en crise ? Qu’il crève !

Organisons-nous en dehors et contre les syndicats !

Prolétaires Internationalistes – internationalistes@gmail.com

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25 novembre 2011

We are not outraged…

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The explosion of rage we see all over the world doesn’t start from joyfully indignant citizens, respectful of the constitutional State, who can afford the luxury of non-violence… but from us, exploited proletarians, in struggle against the every time worse conditions of survival imposed on us.

We are not outraged, shocked, indignant…

Among the horrors of the capitalist system, there’s nothing new imposed on us nowadays. It’s the same old recipes, even worse, which are used for strengthening the power of the bourgeoisie at the expense of our class, the proletariat. Then, why to be indignant about the “excesses” of capitalism and not struggling against capitalism itself? How to be indignant about enrichment of the banks and not questioning the very existence of banks? How is it possible to be indignant about the fact it’s always more difficult for our social class to survive, without questioning the very reality of the existence of social classes?

But we are not resigned…

Generally and globally the balance of power is obviously always in favour of the bourgeoisie. It holds the means to continue exploiting the proletariat, repressing, slaughtering and eliminating proletarians in struggle. Yet, in the face of the blatant inability of this mode of production to curb the effects of the catastrophe it causes, we feel that the wind is beginning to turn, that the proletarian revolts become widespread. It’s in the bourgeoisie’s interest to reduce them to a citizen movement, developing pacifism, legalism, and apolitical attitude… to contain them in a “socially correct” model, in democracy. Our interest is on the contrary to transcend all the containments in which the movement is got caught.

We are deeply convinced…

That the future of the humanity doesn’t depend on multiform indignations, humanitarian causes everywhere, individual commitments… but depends on the conjunction of forces allowing putting an end to this deadly system. Proletarians will be forced to radically destroy capitalism if they don’t want capitalism to destroy the world.

In fact, “the outraged” as platforms, manifestos, contents… are only the straitjacket that capitalism, democracy, wants to impose for getting rid of the current movement of the proletariat.

We are at class war…!

Let’s reaffirm the struggle to abolish the capitalist social system!

Internationalist Proletarians – internationalistes@gmail.com

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26 octobre 2011

proletarios internacionalistas



¡Nosotros no estamos, ni somos “indignados”!

La explosión de rabia que se constata en todo el mundo, no parte de ciudadanos jubilosamente indignados, respetuosos del estado de derecho, que se podrían permitir el lujo de la no violencia..., sino, bien por el contrario, de proletarios hartos de explotación y opresión, llenos de bronca y odio contra las condiciones de sobrevivencia, cada vez más insoportables, que nos impone el capitalismo.

¡No estamos indignados, impactados, sorprendidos…!

Lo que hoy queda en evidencia (y ya no es ninguna novedad) son horrores inherentes al sistema capitalista. Las recetas que impone la burguesía son las de ayer, hoy y siempre contra nosotros.

¡La continuidad del sistema actual sólo puede realizarse a expensas de nuestra clase!

¿Porqué indignarse de los excesos del capitalismo y no luchar contra el capitalismo mismo? ¿Porqué indignarse del enriquecimiento de los bancos y no cuestionar su existencia misma, dado que su objetivo es enriquecerse? ¿Cómo indignarse de las dificultades de nuestra clase social, sin poner en cuestión la existencia misma de clases sociales?

Pero tampoco estamos resignados

De manera global y general la correlación de fuerzas favorece a la burguesía que detenta los medios para continuar explotándonos, reprimiéndonos y desapareciéndonos…Sin embargo frente a la flagrante e inocultable incapacidad del sistema capitalista para disminuir la catástrofe que el mismo engendra y la consecuente agravación de todos los problemas humanos las revueltas proletarias se generalizan. Contra dichas revueltas, la burguesía utiliza toda su potencia y todos sus medios para cantonarlas en meros movimientos pacifistas, ciudadanistas, legalistas, apolíticos...buscando encerrarlas en el modelo “socialmente admitido”, en la democracia. Por el contrario nuestro objetivo es superar/reventar todos esos límites establecidos en los cuales quieren encerrar nuestro movimiento.

Estamos profundamente convencidos

de que el futuro de la humanidad no se jugará en el terreno de las indignaciones multiformes, ni de las causas humanitarias, o los combates individuales...; sino por la conjunción de fuerzas que permitan eliminar este sistema mortífero. Los proletarios están forzados a destruir el capitalismo de raíz si no quieren que este destruya todo nuestro mundo.


¡Estamos en guerra de clases!

Todo lo que se quiere imponer como “indignados” (libros, plataformas, manifiestos, contenidos…) no representa para nada el movimiento de protesta generalizada contra el capitalismo, sino que es, por el contrario, un verdadero chaleco de fuerza que el capitalismo, la democracia quiere imponer para sujetar a los proletarios e impedir el verdadero movimiento y su desarrollo hasta la destrucción del capitalismo.

rompamos con todos los límites “indignados”, ciudadanistas, democráticos…

REAFIRMEMOS LA GUERRA DE NUESTRA CLASE, PARA ELIMINAR POR COMPLETO EL SISTEMA SOCIAL BURGUÉS MUNDIAL.



Proletarios internacionalistas

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19 octobre 2011

Qu’ils s’en aillent tous !

Qu’ils s’en aillent tous !

Nous sommes nombreux à avoir ces jours-ci conflué dans les rues pour protester.

Nous nous sommes tous identifiés au refus des partis politiques, des syndicats, des employeurs…

Nous nous sommes avant tout rendu compte que nous sommes arrivés à la limite :

Nous en avons ras-le-bol d’être les parias de ce monde !

Nous ne supportons plus que quelques-uns se remplissent les poches et vivent comme des rois, tandis qu’à nous autres, on nous sert la vis au-delà de toute limite au nom du maintient de la santé de la sacro-sainte économie !

Nous savons que pour changer cela nous devons lutter nous-mêmes en marge des partis, des syndicats et autres représentants qui prétendent être nos représentants.

Plus que tout, cette réalité exprime une question fondamentale qui affecte le monde entier :

L’opposition des besoins et intérêts entre l’économie et l’humanité !

Cela nos frères rebelles, en Afrique du nord, l’ont parfaitement compris, cela nous le comprenons aujourd’hui, ici, quand la situation est déjà insoutenable pour nous tous et que nous sortons pour lutter. Nous avons supporté l’insupportable, nous avons souffert d’une dégradation de nos conditions de vie qui ne s’est pas produite depuis des décennies.

Mais finalement nous avons dit basta !

Nous sommes ici, exprimant notre refus de tout ce système infernal qui transforme notre vie en marchandise.

Nous voulons exprimer avec force notre refus tranché de l’étiquette de citoyen. Sous celle-ci s’agglutine toute bête vivante depuis le politique au chômeur, depuis le dirigeant syndical à l’étudiant, depuis l’employeur plein aux as à l’ouvrier le plus misérable ; on mélange des conditions de vie totalement antagoniques.

Pour nous il ne s’agit pas d’une lutte de citoyens.

C’est une lutte de classe entre exploités et exploiteurs, entre prolétaires et bourgeois, comme disent certains. Chômeurs, travailleurs, étudiants, pensionnés, émigrants… formons une classe sociale sur laquelle retombe, dans une plus ou moins grande mesure, tous les sacrifices. Les politiciens, les banquiers, les patrons… forment l’autre classe de la société, celle qui bénéficie, également dans une plus ou moins grande mesure, de nos pénuries.

 

Celui qui ne veut pas voir la réalité de cette société de classe, vit au pays des merveilles !

 

Arrivés jusqu’ici en protestant sur les places de nombreuses municipalités du pays, il est l’heure de réfléchir, de concrétiser nos positions, d’orienter bien notre pratique. L’hétérogénéité est grande sans aucun doute. Tous ont conflué, des camarades qui ont de nombreuses années de lutte contre ce système, d’autres qui sortent pour la première fois dans les rues, quelques-uns qui veulent jouer clairement « le tout pour le tout » (« nous voulons tout et maintenant », indiquait une pancarte à la Puerta del Sol), d’autres parlent de réformer certains aspects, d’autres se retrouvent désorientés, d’autres veulent seulement manifester leur ras-le-bol… Et il y a aussi ceux, il faut bien l’avoir en tête, qui tentent de pêcher dans le fleuve agité, qui cherchent à canaliser ce mécontentement pour en neutraliser la force, en profitant des indécisions et faiblesses que nous portons.

 

Depuis longtemps une chose que nous avons discutée entre divers camarades dans les rues, c’est que notre force est dans le refus, dans le mouvement de négation de ce qui nous empêche de vivre. C’est ce qui a forgé notre unité dans les rues. Nous pensons que c’est dans ce sens qu’il faut avancer, approfondir et concrétiser mieux notre refus. C’est pour cela, parce que la force nous l’avons dans cette négation, que nous voyons clairement que nous ne solutionnerons pas nos problèmes en exigeant d’améliorer la démocratie, comme certaines consignes l’ont exprimé, ni même en revendiquant la meilleure démocratie que nous puissions imaginer.

 

Notre force est dans le refus que nous sommes en train de manifester à la démocratie réelle, la démocratie, « de chair et d’os », dont nous souffrons jour après jour et qui n’est rien d’autre que la dictature de l’argent.

 

Il n’y a pas d’autre démocratie. C’est un piège que de revendiquer cette démocratie idéale et merveilleuse, qu’ils nous content depuis tout-petits. De la même manière, il ne s’agit pas d’améliorer tel ou tel autre aspect, parce que ce qui est fondamental restera debout : la dictature de l’économie.

Il s’agit de transformer totalement le monde :

Le capitalisme ne se réforme pas, il se détruit !

Il n’y a pas de chemin intermédiaire.

Il faut aller au fond, jusqu’à l’abolition du capitalisme.

 

Nous avons occupé la rue à quelques jours de la fête parlementaire où on élit la gueule de celui qui exécutera les directives du marché. Bien, c’est un premier pas. Mais nous ne devons pas en rester là. Il s’agit de donner de la continuité au mouvement, de créer et consolider des structures et des organisations pour la lutte, pour la discussion entre camarades, pour affronter la répression qui nous a déjà frappés à Madrid et Grenade. Il faut être conscient que sans la transformation sociale, sans révolution sociale, tout continuera comme avant.

 

  • Nous appelons à continuer, à montrer tout notre refus du spectacle du cirque électoral de toutes les manières que nous pouvons ;
  • Nous appelons à brandir partout la consigne « qu’ils s’en aillent tous ! » ;
  • Nous appelons à ce que la lutte continue après les élections du dimanche 22 mai, à ce que nous allions bien au-delà de ces jours. Nous ne pouvons laisser mourir les liens que nous sommes en train de construire ;
  • Nous appelons à la formation de structures pour lutter, nous appelons à développer nos contacts, à coordonner le combat, à lutter dans les assemblées qui sont en train d’être crées, en faisant d’elles des organes pour la lutte, pour la conspiration, pour la discussion de la lutte, non pour des meetings citoyens ;
  • Nous appelons à nous organiser dans tout le pays pour lutter contre la tyrannie de la marchandise !

 

Dans la rue, luttons !

La démocratie c’est la dictature du capital !

Le capitalisme ne se réforme pas, il se détruit !

 

BLOQUE “QUE SE VAYAN TODOS!” qsevayan@yahoo.es – 19 mai 2011.

Nous encourageons la reproduction et la diffusion de ce texte par tous les moyens appropriés.

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18 octobre 2011

Angleterre - août 2011

Salut à nos frères de classe en Angleterre !



« Oisifs, les riches forçaient les autres à travailler ; voleurs, ils leur interdisaient de voler ; puis ils en faisaient des voleurs par une loi du Parlement et les pendaient. Pourtant, ils étaient tous égaux aux yeux de Dieu. » (1)

Pour nous, les gueux, rien n’a changé, nous sommes toujours dépossédés de tout. Notre lot reste le même, celui de subir le travail forcé ou de crever dans la misère. La force avec laquelle la bourgeoisie nous impose cet esclavage salarié peut diminuer en proportion de la radicalité de nos luttes. Par les quelques commentaires qui suivront nous avons voulu, contre tous ceux qui de par le monde salissent nos luttes, saluer nos frères d’Angleterre qui se sont courageusement affrontés au capitalisme et à ses larbins.
Tottenham (Londres), 06 août 2011, un samedi comme un autre, un prolétaire noir nommé Mark Duggan, père de quatre enfants, est assassiné par la police, lors d’une « opération contre la criminalité au sein de la communauté noire », comme ils disent. Encore un ! Encore un "gangster" pris dans les filets de la police, diront les uns ; un "dealer" en moins, diront les autres. Mais aussitôt, comme c’est souvent arrivé lors d’événements de ce genre, entre 100 et 300 prolétaires, qui en ont ras le bol de se faire tirer comme des lapins, manifestent devant le poste de police local pour demander des comptes. Bien que cette manifestation ait été qualifiée de pacifiste par les journalistes, elle finira par tourner au vinaigre. Le fait même que quelques centaines de prolétaires réclament des explications est perçu comme une menace par la bourgeoisie qui restera près de cinq heures sans réaction. Face à un tel mépris, la tension monte, une fille de 16 ans est brutalisée et arrêtée par les forces anti-émeutes. A partir de là, tout part en vrille, c’est l’étincelle qui met le feu aux poudres. Les premières vitrines de banques et de magasins volent en éclats, un commissariat est attaqué, des immeubles sont brûlés…
Très vite, Tottenham fait figure d’exemple à suivre. Dans la plupart des quartiers pauvres de Londres (Croydon, Ensfield, Ealing, Hackney, Peckham, Brixton, Isungton…) toutes les frustrations s’expriment. Dans la nuit de dimanche à lundi des incursions auront lieu dans quelques quartiers touristiques ou huppés tels qu’Oxford Circus, Camden, Notting Hill. Puis ce sera au tour de Birmingham, Nottingham, Leicester, Manchester, Wolverhampton, West Bromwich, Liverpool et Bristol de s’enflammer.
La peur change momentanément de camp :
Surprise et dépassée par l’ampleur des réactions prolétariennes, la bourgeoisie mondiale n’a eu qu’une réponse : appeler à la délation et à la répression tous azimuts. Et, comme à son habitude, elle va chercher à nous coller une étiquette sur le dos. A Londres, elle va faire de nous des criminels, des voyous, des casseurs, des voleurs. Ailleurs, elle nous taxe d’islamistes, de terroristes, d’indignés…
Nous criminaliser, nous dénigrer, rendre illégitimes nos luttes c’est justifier sa répression. Pour organiser cette criminalisation, elle utilise tous les moyens de répression mis à sa disposition, dont la presse (cette chienne fidèle aux ordres) qui prendra fait et cause pour la défense de la sécurité bourgeoise via une gigantesque campagne médiatique de dénigrement. Criminaliser les prolétaires en lutte pour obtenir l’adhésion à la répression du citoyen/spectateur. Mieux, il faut que le citoyen/mateur appelle de tous ses vœux « le retour à la sécurité ». Il faut tout faire pour organiser une séparation dans notre classe, tout faire pour empêcher toute solidarité. Elle veut aussi justifier le déploiement de son arsenal militaire pour réprimer tous ceux qui osent relever la tête, face à la vie de merde que le capitalisme nous impose jour après jour.
La campagne de dénigrement et la répression iront crescendo. Ministres, pisses-copies patentés et autres spécialistes universitaires se déchaîneront :
- Les ambassades US et belge préviennent leurs ressortissants : « Les touristes belges sont invités à faire preuve de prudence lors de leurs sorties nocturnes… et d’éviter les manifestations ». Le message est clair : continuez à être des touristes, n’entrez pas en contact avec eux et n’essayez pas d’être solidaire, ne vous unissez pas à eux. Sinon, ce sera à vos risques et périls.
- « Les Jeux Olympiques auront lieu comme prévu ! » nous disent-ils… alors que leurs putains de JO n’auront lieu que dans un an ! La bourgeoisie pense immédiatement à son portefeuille et calcule déjà les pertes potentielles: « si seulement 1% des touristes attendus choisissent une autre destination, l’économie britannique perdra 520 millions de livre dans les douze prochains mois, soit environ les revenus générés par le mariage princier fin avril ». « A un an des Jeux, nous devons montrer que la Grande-Bretagne n’est pas un pays qui détruit mais qui bâtit… ». A la fin des émeutes, le coût des dégâts sera évalué à 225 millions d’euros. Si ces chiffres ne veulent pas dire grand-chose de notre point de vue, ils expriment tout de même que la bourgeoisie n’aime pas du tout qu’on entrave ses profitables petits traficotages.
- On nous prévient : « Tolérance zéro », « s’il le faut nous enverrons l’armée ».
- Le nombre de flics à Londres passe de 6.000 à 16.000. A partir du mardi les arrestations seront massives. La police anti-émeutes est sur les dents et les canons à eau prêts à l’emploi, ainsi que le couvre-feu. Il faut aussi empêcher l’utilisation des réseaux téléphoniques (2).
Mais voilà, il n’y a pas de manifs, pas de revendication explicite. Comment écraser des petits groupes éparpillés et mobiles ? Comment en attraper un maximum pour calmer les autres, tous les autres?
Passé le moment de surprise et de peur c’est l’hystérie sécuritaire qui viendra rythmer la campagne de dénigrement : « 4 à 5 jours d’émeutes c’est normal, ce qui l’est moins c’est que ce ne sont pas des bagarres inter-ethniques. » Le Figaro.
Les bandes, plutôt que se taper dessus, se mettent ensemble « contre un ennemi commun et bien identifié en la personne des représentants de l’Etat. » Alain Bauer (prof d’université, criminologue).
Au grand étonnement des fouilles-merde journaleux, se retrouvent en prison des prolétaires les plus inattendus : une fille de bonne famille qui voulait participer aux émeutes, un gamin qui a volé une poubelle, un cuisinier et son frère qui dévalisent un fast-food dans un quartier chic, un ouvreur d’opéra, un gamin de 11 ans, un étudiant qui casse un magasin d’électronique, un futur militaire, un chauffeur de chariot élévateur, un graphiste, des parents et des enfants qui se servent en marchandises qu’ils ne peuvent pas se payer (chaussures de marque, vêtements, appareils électroniques…). Des feux de joie s’allument un peu partout, des commissariats volent en éclat, des banques ou des grandes surfaces brûlent un peu partout où passe la tornade prolétarienne. Mais la propagande se focalisera sur les prétendus membres de gangs, il lui faut créer un ennemi, c’est nécessaire et plus crédible pour justifier la répression.
En bon chienchien de la bourgeoisie, la presse et Scotland Yard montent en épingle trois événements :
- Ealing, un homme de 68 ans qui voulait éteindre un incendie est battu à mort.
- A Birmingham, trois morts sont percutés par une voiture, dont le père de l’un d’entre eux appellera au calme : « respectez la mémoire de nos fils en mettant fin aux violences ».
- L’agression d’un étudiant malais de 20 ans qui se fait casser la figure par des gamins et dévaliser par des plus âgés qui faisaient mine de l’aider. Le film de l’agression, qui ne prouve aucun lien directe avec les événements, passera en boucle sur le Net et deviendra le symbole de la criminalisation des luttes. Des dons seront envoyés pour aider « ce pauvre garçon pour qu’il puisse continuer ses études en Angleterre. »(3)
On interview à tout va les bons citoyens indignés : « Je suis arrivé ici en 51, j’aime mon quartier, il faut les mettre en prison, il faut les punir ». On organise rapidement une pétition électronique qui réunira 160.000 signatures en faveur de la répression. En un clic "citoyen responsable" est avalisé le lynchage médiatique des luttes. Dans certains quartiers la propagande de la peur a fait son œuvre, des groupes d’auto-défense s’organisent pour se protéger des "casseurs". Les flics y mettront rapidement le holà à coups de matraque. Le monopole de la violence doit rester exclusivement du domaine de l’Etat, que les choses soient claires !
Au fil des jours, tous médias confondus, les appels à la délation se multiplient sur les écrans géants des centres villes; des camionnettes qui sillonnent la ville passent en boucle les photos des « casseurs », la presse écrite, les radios, la télé clament : « dénoncez les casseurs, les pilleurs, les voleurs, qui mettent en danger notre sécurité » « traquez-les ! » hurlent-ils. Une mère dénonce sa propre fille, misère du citoyen lobotomisé !
La plupart des soit-disant casseurs n’ont pas de casier judiciaire. A Manchester, ce sont des gamins de 9, 10, 11 ans qui sont dans la rue. La foule en colère est bigarrée, inclassable, et ça, ça dérange royalement. Ils deviendront donc des "criminels", des membres de gangs, des voyous... Ils se déplacent en petits groupes, extrêmement mobiles, cagoulés, à pieds, à vélo, visant les magasins de sport, de vêtements, d’électronique, les vitrines des banques, les commissariats de police...
Comme la presse bourgeoise s’étonnait du jeune âge de certains prolétaires, elle affirmera par le biais de son 1er ministre que : « Il ne s’agit pas de politique mais de vols, ces enfants doivent apprendre la différence entre le bien et le mal. » Et de dénoncer « la responsabilité des parents qui ne savent pas où sont leurs enfants, qui démissionnent ». Les menaces pleuvent drues, on parle de supprimer les aides sociales (dont les logements sociaux) aux familles dont les enfants auront été condamnés : « si vous vivez dans un logement social, vous profitez d’une maison à prix réduit et cela vous donne des responsabilités » sous-entendu, vous êtes redevables vis-à-vis de la société, vous qui profitez sans travailler, d’avantages que la bourgeoisie vous octroie gracieusement. Quant aux enfants, on leur promet les pires punitions : « Si vous êtes assez vieux pour commettre de tels actes, vous êtes également assez vieux pour être punis ». Le même 1er ministre prépare et justifie les arrestations à venir. « Pendant longtemps, nous avons adopté une attitude trop molle envers les personnes qui pillent leurs communautés », « au départ, la police a beaucoup trop traité la situation comme s’il s’agissait juste d’ordre public, alors qu’il s’agissait de criminalité. » Ce sont « des actes criminels », « une vague de violence gratuite n’ayant aucun rapport avec la mort de Mark Duggan », dixit la ministre de l’intérieur.
L’opposition travailliste soutien la répression tout en se plaignant des coupes budgétaires et des baisses d’effectifs dans la police.
« Les jeunes sont livrés à eux-mêmes. On s’arrange pour vivre, pour se faire une place dans cette société. Et on s’arrange de manière plus ou moins légale mais le volet illégal a pris le dessus. C’est quelque chose qui sera difficile à contrer et qui va laisser des cicatrices dans la société britannique et dans la société européenne. » Martinello (prof d’université).
« Mais ici, on est face à un phénomène impressionnant par l’étendue, par l’intensité. C’est un peu 'Orange Mécanique' et 'No Futur' version 2011. Il n’y a pas de revendication politique articulée. C’est une jeunesse qui est un peu déboussolée, qui n’a pas de repère… C’est un phénomène qui est beaucoup plus difficile à contrer, à canaliser. Et je ne pense pas qu’une simple réponse policière, qui est pourtant indispensable, suffira. Une société qui est à ce point inégalitaire continuera à créer des tensions qui s’exprimeront éventuellement en Angleterre mais aussi peut-être ailleurs, par ce type de violence très difficile à maîtriser. » Un spécialiste universitaire.
La justice bourgeoise se repaît et fait son œuvre, plus de 1.800 prolétaires seront amenés par fourgons cellulaires et jugés à la queue leu leu, certains sans même avoir décliné leur identité ni été mis au courant des faits qui leurs sont reprochés. 1.049 seront inculpés. Des tribunaux d’exception travaillent jour et nuit, il faut faire vite. Cameron veut des peines de prison. « Restez chez vous » ou il vous en cuira ! En moyenne, les peines sont 25% plus sévères qu’habituellement. Certaines peines puent la vengeance et la menace, par exemple 5 mois de prison pour une mère de deux enfants qui accepte deux paires de short volés par sa logeuse ; 4 ans de prison pour deux jeunes qui ont appelé, sur Internet, à participer aux émeutes ; 6 mois de prison pour un jeune de 23 ans qui prend une bouteille d’eau dans un magasin vandalisé.
Malgré le black-out des informations organisé par la bourgeoisie, quelques commentaires filtrent dans les journaux; soit ce sont des constats tels que : « on leur promet des voitures, une belle maison et on ne leur donne pas les moyens d’y arriver, ils ne faut pas s’étonner qu’ils ne soient pas contents », « ce qui ressort de tout cela est le même mécontentement des jeunes, qui sont les seuls à avoir l’énergie de descendre dans la rue et de participer aux émeutes », « la police nous tue, jusqu’où vont-ils aller? », « on va tout casser, on va pas se laisser faire, on veut montrer aux flics qu’on n’a pas peur d’eux, on va tout brûler, tuer des gens »; soit par des propos plus clairs, tels qu’« on n’a pas fait ça pour s’amuser, on a fait ça pour l’argent, si l’Etat ne nous aide pas on recommencera, il n’y a pas de futur pour les jeunes, l’Etat n’aide que les riches, les pauvres restent sur le carreau », « on remplissait un camion, on le vidait et on recommençait plus loin. On a attaqué les magasins qui ont refusé de nous engager, ils n’ont même pas répondu à nos lettres de demande d’embauche qu’on leur avait envoyées quand on voulait bosser, alors on se venge.»
Les prolétaires sont présentés comme des jeunes déboussolés, « no futur » et surtout sans revendication4 ! Ah, comme on préfèrerait voir ces jeunes réunis en assemblées générales démocratiques apprenant à formuler des revendications politiques citoyennes. Comme on préfère les voir demander des réformes plutôt que de devoir courir derrière ceux qui se servent sans permission. Pourtant, n’ont-ils pas formulé certaines revendications sociales claires ? Lorsqu’ils se sont attaqués principalement aux forces de l’ordre, aux banques et à la marchandise ? Certes, ces revendications n’étaient pas formulées avec des mots mais par des actes. Cela les rendent-elles moins pertinentes ? Tout comme en France dans les luttes dites des banlieues de 2005 ou des émeutes dites de la faim en 2008… c’est bien notre classe qui s’est exprimée en Angleterre.
Ceux qui focalisent sur les jeunes qui sortent des magasins avec des Nike, des écrans plats, des ordinateurs… et qui font planer sur ces actions un doute quant à leur légitimité, comme si elles ne faisaient pas partie de notre lutte sociale globale, sont ceux qui irrémédiablement finiront par défendre une forme de lutte contre une autre. Ceux qui défendent le point de vue que ces prolétaires ne se battent pas contre le monde de la marchandise en se réappropriant une partie du produit social, sont là pour les traîner de réformes en promesses, de promesses en réformes. Les prolétaires au cours des émeutes n’ont formulé aucune doléance, ils ont détruit, ils se sont servis. Le but de la lutte n’est-il pas le non-respect des règles et des lois du monde mercantile, le non-respect de la propriété privée ?
Qui ose cracher sur des prolétaires qui redressent la tête et affrontent leur destin de classe alors que ceux-ci réagissent à l’assassinat d’un des leurs, alors qu’il en meurt chaque jour d’overdose, de suicide, d’accident de travail… sans que personne ne réagisse ? Malgré la propagande bourgeoise, on a pu voir que les cibles étaient bien marquées : les temples de la marchandise, les commissariats de police, les banques… le mouvement s’est même rapproché de la City, le quartier des affaires. Il s’agissait bien de détruire ce qui ne détient pas un gramme d’humanité. La lutte s’exprime comme elle peut et nous la saluons partout où elle montre son nez, quel que soit la forme qu’elle prenne.
Si l’absence de revendication explicite dans une lutte montre une faiblesse du prolétariat, elle est aussi une force puisque l’Etat a plus de difficultés à contrôler, à canaliser la situation mais aussi à trouver des arrangements. Cette fois encore, la bourgeoisie n’a eu pour toute réponse que des coups et des menaces. Si elle a réussi à transformer l’image de prolétaires en lutte en criminels qui se déchaînent, les tensions sont toujours palpables, le problème n’a été que reporté à plus tard. Même si la répression a été massive, même si 10 millions de livres ont été prévus pour des « opérations de nettoyage et de sécurisation dans les municipalités touchée », même si des mesures de report de paiement d’impôts ont été prévus pour les commerçants dont les vitrines ont été ravagées, la bourgeoisie sait à quoi s’attendre… d’autres explosions sociales viendront, c’est sûr. Les futurs matchs de foot sont désormais sous haute surveillance. La chasse aux sorcières reste ouverte.
Cameron a déclaré la « guerre totale » aux « gangs », « les éradiquer devient une nouvelle priorité nationale ». « Pendant des années, notre système a encouragé les pires comportements dans la population, a encouragé la paresse… et découragé le travail », ce qui augure de futures chasses aux pauvres.
Les médias aiment à faire croire que si les émeutes ont été aussi fulgurantes, ce n’est pas à cause de la dégradation des conditions de vie des prolétaires de ces quartiers mais à cause des nouvelles technologie, du développement des « réseaux sociaux » qui en faciliteraient l’extension. Si les réseaux sociaux et les téléphones portables facilitent parfois l’extension de nos luttes ils n’en sont jamais les détonateurs.
Tout casser, tout brûler, tout piller, ne sont pas des actes désespérés comme il est de coutume de l’analyser sur les plateaux de télé, mais bien des actes porteurs d’espoir puisqu’ils montrent l’image de prolétaires qui se redressent.

Prenons tout, parce que tout est à nous !
Nous saluons avec enthousiasme nos frères de classe partout où ils luttent, quel que soit la forme prise par ces résistances.
Le capitalisme craque de toutes parts, qu’il crève !
Une seule classe, une seule lutte, celle pour l’abolition du travail salarié !

 

notes:

 

1- Extrait d’un tract abolitionniste qui dénonçait l’esclavage en Amérique. Auteur anonyme de Tyrannipocrite dévoilé, paru en Angleterre, 1649. Cité dans « L’hydre aux mille têtes. L’histoire cachée de l’atlantique révolutionnaire. ». Marcus Rediker et Peter Linebaugh.

2- Beaucoup utilisent les réseaux Twiter et BlackBerry qui ont des applications téléphone/messagerie gratuits via Internet. BlackBerry (BBM) ce sont des messages cryptés et gratuits qui fonctionnent en réseau fermé sur des Smartphone bon marché. BBM s’est vendu à concurrence de 45 millions d’abonnés dont l’argument vente est la confidentialité. Le dit réseau fermé complique, au moins provisoirement, le travail des flics. Alors que la filiale britannique du groupe canadien RIM (Research in Motion), qui produit BBM, affirmait qu’il coopérerait avec la police par tous les moyens, des prolétaires, taxés de hackers par la bourgeoisie, menaçaient le groupe canadien de représailles. Ces vilains hackers précisent qu’ils ont des données confidentielles sur les employés du groupe et menacent : « si vous aidez la police, nous donnerons les infos au public et aux émeutiers… Voulez-vous vraiment une bande de jeunes en colère devant les maisons de vos employés ? Pensez-y, et ne pensez pas que la police pourra vous protéger. »

3- Le cas d’un jeune de 26 ans retrouvé mort par balle dans sa voiture sera vite mis en veilleuse. La presse y fera allusion une seule fois, en évoquant, du bout des lèvres, une « bavure » policière possible. Très vite on n’en entendra plus parler.

4- Voir « Revendication et réforme » dans « Communisme » n° 62.

 

 

 

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06 octobre 2011

Nous ne sommes pas indignés...

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L’explosion de rage que l’on constate partout dans le monde ne part pas de citoyens joyeusement indignés, respectueux de l’Etat de droit, pouvant se permettre le luxe de la non-violence… mais de nous autres, prolétaires exploités, en lutte contre les conditions de survie chaque fois pire qu’on tente de nous imposer.

Nous ne sommes pas indignés, choqués, outrés…

Au rang des horreurs du système capitaliste, il n’y a rien de nouveau qui nous soit imposé aujourd’hui. Ce sont les mêmes recettes de toujours, bien qu’en pire, qui œuvrent pour asseoir le pouvoir de la bourgeoisie aux dépends de notre classe, le prolétariat. Alors, pourquoi s’indigner des “ excès ” du capitalisme et ne pas lutter contre le capitalisme lui-même ? Comment s’indigner de l’enrichissement des banques et ne pas remettre en question l’existence même des banques ? Comment peut-on s’indigner que notre classe sociale peine toujours plus à survivre sans remettre en cause la réalité même de l’existence des classes sociales ?

Mais nous ne sommes pas résignés…

D’une manière générale et planétaire, le rapport de force est évidemment toujours en faveur de la bourgeoisie. Elle détient les moyens de continuer à exploiter le prolétariat, de réprimer, massacrer et faire disparaître les prolétaires qui luttent. Pourtant, face à l’incapacité flagrante de ce mode de production à endiguer les effets de la catastrophe qu’il engendre, nous sentons que le vent commence à tourner, que les révoltes prolétariennes se généralisent. La bourgeoisie a tout intérêt à les réduire à un mouvement pacifiste, citoyen, légaliste, apolitique… à les enfermer dans un modèle “ socialement admis ”, dans la démocratie. Notre intérêt est au contraire de dépasser tous les cadres dans lesquels on tente d’enfermer le mouvement.

Nous sommes profondément convaincus…

Que l’avenir de l’humanité ne se joue pas sur le terrain des indignations multiformes, des causes humanitaires tous azimuts, des engagements individuels… mais sur la conjonction des forces permettant de mettre un terme à ce système mortifère. Les prolétaires seront forcés de détruire radicalement le capitalisme s’ils ne veulent pas que le capitalisme détruise le monde.

En définitive, “ les indigné-e-s ” en tant que plates-formes, manifestes, contenus… ne sont que la camisole de force que le capitalisme, la démocratie veut imposer pour liquider le mouvement actuel du prolétariat.

Nous sommes en guerre… de classe !

Réaffirmons la lutte pour abolir le système social capitaliste !

Prolétaires Internationalistes – internationalistes@gmail.com

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21 septembre 2011

Panfleto desde CHile

La formidable agudización de la lucha de clases en Chile en los últimos años ha tenido estas semanas un repunte con motivo de las movilizaciones de "estudiantes". Dejamos a continuación uno de los muchos volantes clasista que se han movido en las calles.

 

¡DE LA LUCHA ESTUDIANTIL A LA LUCHA DE  CLASES!  ¡DE LA MOVILIZACION A LA REVOLUCION!

"Estamos tocando a tu puerta, esto va a comenzar: Es la lucha de clases"
(The Apostles - Pigs for slaghter)


             Son millones l@s proletari@s que con desición y sin permiso alguno salen a las calles a enfrentar el mundo que los domina. Aunque las razones varíen de forma y color, los estallidos se multiplican por el ancho y largo del mundo, la revuelta toma forma y se dirige directamente a destruir todo aquello que represente nuestra subyugación a este mundo de mercancías.

             L@s charlatanes de siempre - la prensa oficial y "alternativa" - tratan ilusamente de disfrazar el carácter antagónico y general de la revuelta. Nos dicen que en medio oriente las luchas son religiosas o contra ciertos dictadores y tiranos; que en Grecia, Inglaterra y el resto de Europa se trata de jóvenes inmigrantes y marginad@s afectad@s por el desempleo y la crisis; aquí mismo hablándonos de delincuentes e infiltrad@s -"inútiles subversiv@s"- que desvirtúan y empañan la causa estudiantil. L@s poderos@s persisten enhacernos pensar que entre una lucha y otra no hay horizonte común, que entre un país y otro no hay explotador@s es común y que solo la vía pacifica es la forma de expresar el descontento "democráticamente" (disociando de esta forma violencia y no-violencia, partes integrales de toda lucha). La estrategia del poder es la de hacernos asumir este discurso y
llevarlo a la practica en nuestras propias movilizaciones, separándonos nosotr@s mism@s de la lucha de nuestr@s herman@s de clase. La estrategia del poder radica en negar lo máximo su realidad total, social y mundial y por ende su negación histórica: La vieja LUCHA DE CLASES.

             Aun así la práctica nos demuestra todo lo contrario a lo que nos dicen: Es la misma causa apuntando a l@s mism@s enemig@s; son l@s proletari@s empujad@s por la irreconciabilidad entre sus necesidades y deseos contra la necesidad avasalladora del mercado por lucrar con todo vestigio de vida a cualquier costo. Son las manifestaciones de la opresión burguesa las que están siendo atacadas al rededor del mundo: policías, comisarías y cárceles; multitiendas, bancos y empresas; instituciones del poder burgués y de sus partidos políticos. Aunque la causa que rebalse el vaso sea distinta en cada lugar (reivindicaciones estudiantiles, la muerte de un joven en manos de la policía, estados dictatoriales, etc.) la historia es la misma en todos lados: son l@s proletari@s hart@s de su realidad y de los llamados a la calma y la paciencia quienes toman las calles y arremeten contra todo símbolo de su miseria.

             Hoy esta es también nuestra realidad local, la causa estudiantil a sobrepasado toda parcializacion e intento de apagar la rabia de las calles: el olor a lacrimógena se siente, las consignas aunque aun débiles se leen en las murallas y tomas, las piedras y vidrios se ven tras los enfrentamientos y quizás lo mas importante: la discusión se retoma en las calles, nadie esta indiferente a
las movilizaciones.

             Son cada vez mas quienes rompen con el discurso inmovilizante de la prensa y el poder, para salir a exigir lo que se considera propio; he ahí las principales fuerzas y debilidades del movimiento. Su fuerza es la de seguir en pie, sin dar brazo a torcer, a pesar de los costos, en sus reivindicaciones y exigencias; al entender que la lucha es la que puede cambiar las condiciones materiales de nuestra existencia y no la actividad fúnebre/ciudadana del voto, la apatía y la delegación. Su fuerza es la de la clase proletaria alrededor del mundo que ya no tiene nada que creer, ni nada que pactar con la clase que la explota.

             Aun así, son las debilidades las que siguen tiñendo de amarillo los avances del movimiento: su exceso de confianza (cuando solo la confianza ya es desastrosa) en la estructura institucional, en el Estado como regulador de los excesos del empresariado, en el mito interclasista del del ascenso social y de la vía universitaria como forma de mejorar las condiciones de subsistencia. Estas son las principales debilidades del movimiento estudiantil, pero que son herencia de todo el viejo discurso socialdemócrata que se pretende revolucionario. Los jóvenes que hoy salimos a las calles hemos crecido con la mentira de una Unidad Popular que con nacionalizaciones y estatificaciones lo único que hizo fue sepultar el intento revolucionario de una clase social entera por cambiar el rumbo de la historia.

            ¿Acaso se piensa que una sociedad completa basada en el mercado nos va a educar para algo que no sea ser mercancías más rentables? ¿Acaso se piensa que con educación gratis o con mejores condiciones en los colegios seremos algo distinto de lo que ya somos ahora, es decir, material dispuesto para la creación de la riqueza de otros?


            Compañer@s, aprendamos de nuestros herman@s ingles@s, aunque ahí el Estado cubre educación, salud y desempleo, la miseria no escapa a la vida de l@s proletari@s y su revuelta lo demuestra a todas luces. Profesionales o no, educad@s por municipios, particulares o por el Estado, llegada la hora seremos la misma mierda que llevamos siendo por siglos: Asalariad@s, con el único derecho de recibir lo indispensable para seguir siéndolo.


            Compas, hoy l@s "dirigentes estudiantiles" evalúan el dialogo con el gobierno (¡como si no llevasen dialogando ya desde meses mediante l@s representantes de sus partidos!) poco a poco intentan hacer que nuestra lucha se encuadre dentro de los canones que nos permiten nuestr@s patron@s y gobernantes, llamándonos a la calma, a no radicalizarnos, a volver a la normalidad, a denunciar a l@s infiltrad@s, etc... Debemos romper con ell@s y también con el aislamiento como "lucha estudiantil".


            Compañer@s, el llamado es a no decaer, a seguir y superar la movilización, pasar del conflicto estudiantil al conflicto como clase relacionándonos con otros sectores en lucha. Lo mas probable es que las exigencias como estudiantado no se vean realizadas por las nuevas reformas (¡ningún cambio real se logra con reformas!), aun así, no nos decepcionemos de la lucha, se ha ido demasiado lejos como para que las reivindicaciones sean acogidas por cualquier gobierno. Si se ha denunciado el lucro en la educación, seamos capaces de denunciarlo en todas las áreas de nuestras vidas, como condición indispensable para la vida del capitalismo.


            Nuestra lucha es una lucha histórica y mundial, por ella han pasado generaciones asesinadas y encarceladas, pero que nos acompañan hoy en todo enfrentamiento con el orden. Aprendamos de ellas y de las que hoy luchan por todo el planeta, reconozcámonos como parte de una misma clase y avancemos así hacia un real cambio social. Rompamos con la mentira de los medios de comunicación, de los partidos y sus representantes; su mentira es la única forma de mantenernos cautiv@s, dividid@s e incapaces de tomar protagonismo en la historia.


            Expandamos el dialogo y la discusión, mantengamos y multipliquemos los contactos y las redes aun acabándose las movilizaciones, creemos nuestros propios medios de comunicarnos al margen de los del poder y el espectáculo, cuestionémonos sobre fondo y forma, descubramos los caminos para tomar con nuestras manos el rumbo de nuestras vidas, aboliendo el Estado, sus instituciones, el trabajo asalariado, el lucro y la sociedad de clases, condición indispensable para la vida libre en comunidad.

  CONTRA EL LUCRO SOBRE NUESTRAS VIDAS:
REVOLUCION PROLETARIA, INTERNACIONALISTA Y ANTI-ESTATAL.

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09 septembre 2011

La Negra Semilla de Nuestras Convicciones

Compañeros: material a difundir.



Reproducimos a continuación la carta enviada por la compañera Gabriela desde algún lugar de la clandestinidad. La compañera Gabriela es fuertemente buscada y perseguida por habérsela amalgamado con el impresionante montaje policial del Estado Chileno (1) para golpear al  movimiento radical de crítica a la sociedad capitalista cerrando sus centros de reunión y difusión y persiguiendo a varios de sus más consecuentes militantes. La carta fue difundida al año del inicio de la persecución conocida como “caso bomba”.  Sean cuales sean las divergencias que un revolucionario puede tener con las posiciones de tal o cual de los compañeros perseguidos, debemos volcar todos nuestros esfuerzos en la lucha común contra el Estado burgués que los y NOS ataca a todos. Cualquiera sean las discrepancias y matices estamos aquí y difundimos estas posiciones para dejar claramente establecido que no se puede mirar con buenos ojos el silencio reinante, ni el aislamiento y disociación que el caso ha tenido:
 “no miro con buenos ojos el silencio reinante, ni la ausencia de una reivindicación política, ni la escasez de lealtad hacia las convicciones que forjaron y dieron vida a ese espacio, encarnado por seres concretos, pero que contribuyó al desarrollo de cientos de personas que hoy se desmarcan y callan, como mejor aplauso a la jugada del poder.
Se perdió un espacio de más de 8 años y ciertamente no es una sorpresa, nosotrxs sabíamos que ocurriría. Es la lógica evidente de enfrentarte cara a cara con el poder, es parte del camino de la okupación como herramienta de lucha, es un final más que posible”.
La defensa elemental de todos esos compañeros y espacios de discusión son vitales para todo nuestro movimiento, la carta expresa muy bien la necesidad de la solidaridad y en contraposición con eso, la cruel realidad del aislamiento de los compañeros que luchan que sentimos cuando todo el peso de la represión cae sobre nosotros.
¡A difundir por todos los medios posibles esta carta!


Comunistas internacionalistas


 
La Negra Semilla de Nuestras Convicciones.


El primer round lo gana el papel en blanco, su blancura me cohíbe y repaso una y otra vez los sucesos del último tiempo… Me rearmo durante la noche y las letras van tomando el control de este pequeño campo de batalla que se ha vuelto el papel.
Aún cuando siempre he estado allí sin dejar que me vean, hoy las palabras volarán, llevándome hasta ustedes, porque hoy, en esta fecha que simboliza tantos golpes, no voy a mimetizarme con las sombras como siempre, como todos los días desde el 14 de agosto de 2010.
Persigo con este texto lo mismo que he anhelado desde un comienzo: discutir. Evitar el estancamiento de conversar con el espejo, ampliar nuestras perspectivas y dar curso a nuestro negro accionar, sin remordimientos, pero con profundo análisis crítico, sin aplausos, pero sin silencios… y por sobre todo, sin la frase fácil que tanto gusta y tanto amor genera, no será yo quien contribuya al fetiche vacío, no seré yo, nunca seré yo.
Aquí estamos, a un año de la “operación salamandra” y su millonario operativo que allanó 14 casas y desalojó la okupación más antigua del territorio dominado por el Estado chileno, el Centro Social Okupado y Biblioteca Sacco y Vanzetti.
Orgullosa de mi historia y del proceso al que contribuimos, no miro con buenos ojos el silencio reinante, ni la ausencia de una reivindicación política, ni la escasez de lealtad hacia las convicciones que forjaron y dieron vida a ese espacio, encarnado por seres concretos, pero que contribuyó al desarrollo de cientos de personas que hoy se desmarcan y callan, como mejor aplauso a la jugada del poder.
Se perdió un espacio de más de 8 años y ciertamente no es una sorpresa, nosotrxs sabíamos que ocurriría. Es la lógica evidente de enfrentarte cara a cara con el poder, es parte del camino de la okupación como herramienta de lucha, es un final más que posible.
Se perdió un espacio físico es cierto, pero la historia de lucha que desde allá se libró se pierde solo cuando se calla. Se pierde cuando quienes por allá pasaron y de su fuerza se nutrieron luego no tienen la capacidad ni teórica ni práctica, ni la voluntad de limpiar su honra de las humillaciones que llueven de todos lados. Porque ciertamente, atacarnos se volvió deporte, no solo para los mercenarios fiscales, la prensa y su rol de siempre, sino que también para el amplio espectro del anarquismo reformista y los amarillos de siempre que tanto nos difamaron desde sus anónimos textos subidos a internet.
Atacar a “la Sacco” se volvió una carta segura para golpear a un espectro difuso de las posiciones anárquicas, el costo de nuestras convicciones y prácticas muestra su punto culmine a las 6 de la mañana del 14 de agosto, con el ingreso por segunda vez de las fuerzas, mal llamadas de “elite”, de la policía de investigaciones.
Pero en fin, que el mundillo calle no me hará callar a mi, que algunos olviden una parte de la historia no hará que me acomode a la amnesia y por cierto que el enemigo sea gigante, solo me hará crecer para ensombrecer el rostro de los carceleros. Este tramo de lucha no acabó con sus golpes, sus humillaciones y su intento de deshonra.
Nada ha acabado y si pongo una rodilla en tierra es solo para sentir el verde de la vida salvaje que se funde con mi negro corazón, nunca para rendirme, nunca para pedir compasión…
Los que han callado, han olvidado a sus presxs, han delegado a lxs compañerxs encarceladxs a un espectro única (y lealmente) familiar, los que asimilaron la solidaridad al silencio, los que no pudieron “hacer más” bajo la torpe excusa de “también tener vida”, ignoran que vida y lucha son sinónimos fundidos a fuego, no existe una vida en donde vivo bajo la lógica egoísta del capital y luego otro espectro donde cuestiono el rol de la autoridad.
En fin, para mi hay vida solo cuando hay fuerza para luchar contra toda forma de dominación… los que han callado y se han desaparecido… sigan callando, sigan faltando, pues llevan un año haciéndolo muy bien… quedarán atrás, muy lejos en el camino y de apoco con el viento de nuestras tormentas, se irán despedazando sus armaduras de papel, sus caretas vacías de contenido real y por sobre todo, sus medallas de ficticias batallas que nunca se atrevieron a luchar….
Sin duda ha sido un tiempo duro, hostil y doloroso, pero aclaro que el dolor no proviene de las jugadas del enemigo. Que nos hayan atacado de una forma tan burda y plagada de infamias no me asombra, pues el enemigo no tiene honor y sus golpes, si bien lastiman, no tocan la fibra sensible del corazón; si bien ofenden, al final solo alimenta más mis convicciones y separa los caminos inexorablemente.
El daño proviene de algunos silencios, insolidaridades, mentiras y apagados corazones, proviene de las soledades que percibo que algunxs hermanxs tuvieron que pasar.
Está claro que la embestida del poder no es solo policial, jurídica o mediática, tiene un importante terreno moral y por ende desarmar nuestra moral es un componente imprescindible para vencernos (y el reportaje de “la casa olvidada” (2) es un claro ejemplo de ello). Desmoralizadxs no nos atreveremos ni siquiera a vislumbrar una salida a la altura de las condiciones que nos vemos obligadxs a afrontar. Y cuando sobreviene un silencio tan oscuro y denso, cuando son los compañerxs prisionerxs lxs únicos que tienen algo que decir, es evidente que el pantano atrapó nuestras ideas…
No todo es golpes es cierto, hay quienes se han mantenido con los pies en la calle, volcando tiempo, voluntad y esfuerzo de manera continua, quienes han puesto el hombro más allá de lo que dicta la racionalidad capitalista, que siempre susurra que lo mejor es quedarse en casa encerradx o reducidx a un núcleo tan ínfimo y pequeño que ya ni nuestra sombra se vislumbra…
Así como reconozco la infamia y las mentiras, reconozco clara y emergente la solidaridad y esos gestos, pequeños o grandes, públicos o anónimos, son tesoros en medio del basural de los egos y las palabras falsas, las poses y las labores a medias… la solidaridad es ante todo el vehículo que le otorga continuidad a la lucha, que rescata del olvido y da fuerza, cuando el aliento se nos escapa a raudales. La solidaridad real debería superar relaciones específicas, esparciéndose como un potente apoyo a lxs secuestradxs, diseminando y haciendo germinar la negra semilla de nuestras vidas y sus posiciones contra toda autoridad.
Cuando expresamos la hermosa frase “en la guerra social nadie está solx”, hacemos alusión a un ferviente deseo de que así sea. Pero una frase pensada no hace la realidad. La realidad se modifica, cambia e interviene con hechos y muchas veces los hechos son más amargos y solitarios de lo que unx anhela como hermandad revolucionaria. Sostener esto no implica chapotear en el barro de la lamentación y contemplarla, es precisamente lo contrario, porque solo identificando y reconociendo los errores y obstáculos es como comienzan a superarse, porque la voluntad se vuelca a ello.
Maquillar el dolor solo contribuye a intensificarlo y a caer en el fetiche de la vida en lucha, sin dolor y sin traiciones. Lo cierto es que demasiadas veces lxs compañerxs están solxs y reciben una sucesión de portazos en la cara, muchas veces lxs compañerxs no tienen con que alimentarse, vagan sin tener donde dormir y se enfrentan en completa soledad a los demonios a sueldo.
Muchas veces lxs hermanxs no tienen con quien hablar, ropa para cambiarse o con quien discutir posiciones, muchas veces son difamadxs sin posibilidad de defenderse y el silencio solo se interrumpe con el eco de la infamia. Y ello ocurre porque en vez de arremangarse la camisa, gestionar, crear y unir voluntades, algunos prefieren desfilar cónicamente o anularse en el miedo.
En la medida que no se comprenda el rol que juega cada unx y la importancia vital de los gestos concretos, seguirá el olvido devorándose a compañerxs secuestradxs, heridxs, huidxs o fugadxs. Mientras algunos dividen a lxs compañerxs en 1° o 2° categoría, el capital avanza, se extiende y profundiza.
En la guerra social nadie está solx, ese es mi deseo y hacia allá oriento mis reales aportes… y por eso tiene lugar el castigo del 14 de agosto.
Comprendo, más allá de las palabras, lo difícil que ha sido para los compañerxs secuestradxs por “el caso bombas” establecer un criterio común de lucha, más allá de lo obvio que es la exigencia de libertad. Parte del sinsentido de esta operación represiva es el espectro tan diverso de posiciones y las diferencias no solo discursivas sino que a nivel de vida. Me imagino cuanto ha costado y me parecen muy sinceras, honestas y rescatables sus palabras al respecto.
Ustedes han llegado a un criterio común, pero yo estoy aparte y, no pudiendo participar de ningún proceso colectivo de discusión, no me queda más que enfrentar mis posiciones de manera personal. Aclaro que no intento pasar por encima de ningunx y mucho menos ignorar los esfuerzos de nadie, pero tenemos diferencias y las expreso con mucho respeto. Insisto, no echo por tierra la labor de nadie que haya permanecido estos 12 meses materializando los esfuerzos.
La “operación salamandra” y más aún, toda la investigación por “el caso bombas” y sus desfiles de fiscales más o menos vedette, para mí no es un montaje.
Desde mi punto de vista, aludir al discurso del montaje vacía de sentido revolucionario lo que podría ser nuestra reivindicación política respecto del ataque que se concretiza el 14 de agosto de 2010.
¿Qué ocurrió ese día? o mejor dicho, ¿que origina la jugada del poder?, un montaje es casi un hecho azaroso, como que te caiga un meteorito de repente, un hecho en un millón de posibilidades… ¿eso fue lo que ocurrió?, ¿nos despertamos una mañana y de pronto el mundo cívico de capital nos odiaba sin control?, ¿fue una sorpresa el ingreso de los equipos de reacción táctica?. Mi respuesta es un no rotundo a todo.
Para mi hay una diferencia abismante entre montaje que bien puede sucederle al verdulero de la esquina (un gran amigo) y una operación dantesca en términos de la millonaria inversión que han significado los seguimientos por años hasta llegar a nuestro apaleo público en la plaza de la ciudad, porque eso fue la “operación salamandra”, en términos democráticos y modernos, un apaleo en privado y luego la exposición pública de nuestras vidas para la mofa general. El nuevo circo romano, pero en versión más pobre y cristiana, pero el mismo show.
Los montajes existen, no tengo duda de ello, han ocurrido y ocurren de manera sistemática, llevados a cabo por equipos de policías u orquestados desde las oficinas de algún fiscal deseoso de fama y poder. Existen, es indudable, pero este no es el caso, no para mí.
El “caso bombas” es una investigación cuyas aristas jurídico-policiales tienen una motivación de venganza, de persecución en función de las ideas y formas de vida. Eso es la operación salamandra y el caso en general, una venganza judicial, ejecutada por órdenes de las más altas esferas del Estado.
La venganza conlleva infamias, mentiras y elementos burdos hasta el extremo, incluso cuando el poder sabe que no tiene pies ni cabeza el monstruo que ha creado, sigue adelante y se sirve de todo para nutrir su ficticia fuerza, como el patético reportaje de canal 7 a días de ejecutado el golpe.
En estricto rigor, todo lo ocurrido antes y después del 14 de agosto, no pudo sucederle a cualquiera, tiene el ataque una raíz clara y definida y su origen se encuentra en las posiciones que asumimos para la vida, las solidaridades que expresamos y los silencios cómplices que decidimos no mantener.
Si me hubiese encerrado en mi particular mundo, si me hubiese olvidado de lxs prisionerxs, de las luchas de otros rincones de la tierra, si hubiese cerrado los ojos, tapado mis oídos y amordazado mi boca, si me hubiese metido a algún partido político creyendo que con ello ayudaría a los pobres y sus miserias, tengan por seguro que nada de esto me habría salpicado jamás.
Pero no elegí/mos ese rumbo, optamos libremente por la autonomía e hicimos carne del apoyo mutuo y fuimos exponiéndonos, cada uno a su manera y en su entorno, apostando a cada paso por romper las cadenas invisibles con las que el capital y el poder te amarran a su mundo de lujos y felicidad extasiada y pasajera.
La mayoría de lxs involucradxs a la fuerza en este caso (exceptuando al delirante insecto) asumió en determinado momento un rumbo para su vida en donde se expresaba la solidaridad como forma de lucha. Entrar a la visita de un preso revolucionario, defenderlo públicamente, gestionar actividades y discursos antagónicos a las formas de vida que el poder fija como normales, es en si mismo un acto de revuelta. Abrir un espacio y nutrir su biblioteca, colectivizar libros, convocar a actividades solidarias con otrxs, alejarse de la lógica del lucro y la acumulación, eso no es una vida “normal” y pondrán en tu cabeza el precio y el signo para ser golpeado.
Utiliza la fiscalía el argumento de la pólvora y los explosivos para darle un cuerpo jurídico aceptable, pero lo cierto y lo innegable es que en nuestros Centros Sociales Okupados o en los domicilios particulares no hay ni explosivos, ni armas.
No existe ni una sola fotografía o video que nos relacione a una acción explosiva, ni una huella digital o muestra de ADN… no hay nada… lo que hay, lo que afanosamente los fiscales han llevado como prueba es todo aquello que demuestre nuestras posiciones antiautoritarias y anárquicas.
Las vidas anárquicas molestan, los grupos autónomos, que crecen y se desarrollan al margen y en contra de instancias gubernamentales de control, son odiosamente indeseables y deberán ser atacados, ojalá de la forma más cívicamente aceptable, pero barridos a fin de cuentas del país-fundo que los poderosos edifican a su medida. Eso es la investigación por el “caso bombas”, es el tiro al blanco a las caras visibles de un entorno que cuestiona el orden impuesto, una investigación cómoda que centró sus esfuerzos y dardos a todxs aquellxs que en diferentes circunstancias no se acomodaron al silencio.
El hecho de incluir en esta razzia, los nombres de ex prisioneros políticos, que lucharon dentro y fuera de las cárceles, va claramente en el sentido castigador de ejemplificarle a cualquiera que mire, lo que sucederá si no internaliza el poder y sus formas. Y difamar afirmando que son nuestros jefes, que los admiramos y seguimos como ciegos soldados, es ya un descalabro teórico, patético como el argumento de “líderes informales”, un ridículo intento de dotar a la imbecilidad de algún barniz que suene a retórica investigativa.
Decir montaje es decir entre líneas que no tengo nada que ver con lo investigado… y claro que tengo que ver, pero no con las bombas, sino con las ideas/prácticas que niegan el Estado, sus poderes y formas organizativas, eso es lo monstruoso a la larga, que el poder nos ataca por lo que hemos pública y abiertamente expresado.
Definitiva y tajantemente este caso será la mejor propaganda de por qué estar contra el Estado, es la verificación para quien quiera ver, de por qué las leyes solo son el instrumento con el que dan una apariencia “justiciera” a los golpes que ejecutan solo en función de mantener sus privilegios y la sociedad que les asegura los mismos.
La justicia, los cuerpos policiales y la prensa tienen un rol definido en esta repartija de labores para mantener el estado verticalista de la organización social, no son entes independientes o alejados de intereses particulares, esa es la creencia que inculcan, para que las personas mantengan la esperanza de que habrá una instancia a la que recurrir cuando la injusticia se cierna sobre ellxs… Inventan que podrán acudir a los tribunales, a la policía o en su defecto a la prensa y su rol “fiscalizador”… pero solo son los mismos lacayos vestidos de diferentes formas, todos al servicio de la misma lógica: el poder.
La prensa no solo nos apuntó y difamó durante años, con cientos de reportajes, donde pasamos de ser jóvenes extrañxs hasta transformarnos en la encarnación del terror y uno de los exaltados periodistas, que por meses disparó reportajes sin escatimar insultos, hoy es un flamante testigo protegido, pagado por el Estado para seguir difamando (¿dónde te ocultas Max Frick?). Ninguna independencia, ninguna neutralidad, todo parte de lo mismo al servicio de la autoridad…
Insisto, la operación salamandra y sus tentáculos no son otra cosa que la venganza por parte del Estado por ser quienes somos y negarnos a callar, pretende ser el castigo ejemplificador y una lección de sumisión.
Y hoy, a un año, no olvido los rostros que vi por última vez, no olvido las risas, los dibujos de mi hermano, los abrazos, las conversaciones, las canciones, los proyectos de actividades, mi familia felina y la traviesa cachorra, no olvido los rostros de los que habiendo partido siguen aquí conmigo, no olvido a ninguno de mis compañerxs…
En estas fechas de tantos golpes y dolores mi mejor regalo es decirles a ustedes compañerxs hermanxs, que sigo en lucha, plagada de coraje, amor y en abierta rebeldía. Adelante antes, adelante siempre, nada ha acabado…
Y como el mejor de lxs necixs, asumo al enemigo y vivo sin tener precio.
Tortuguita, un abrazo lleno de fuerza para ti, no eres ni un héroe, ni un mártir, hago mía esas ciertas palabras anónimas, un compañero está herido y en manos de la policía, eso es suficiente motivo para solidarizar… que tu caparazón se recomponga y tus fuerzas se nutran de todxs quienes no te dejamos a la deriva… fuerza, mucha pero mucha fuerza.
A la memoria de René Salfate, ex prisionero político que partió hacia la tierra el 19 de julio pasado, que su nombre no caiga en el olvido.
Y mientras algunos ofenden la vida del compañero, lo manipulan y borran su memoria de elementos reales, yo sigo gritando: Honor al compañero Mauricio Morales!, Honor a su vida y sus ansias de libertad!, porque el honor nada tiene que ver con ceremonias militares, porque no me rindo ante él y su recuerdo, porque crezco en la defensa de su memoria y de los valores que en vida forjó.
Gabriela, del Clan de la Selva Negra.
Pd: las x son para ti, para que no te olvides de nuestras discusiones y risas…
Pd2: han escuchado mis carcajadas en las recientes protestas por la educación??, hace tiempo no me reía tanto, y vamos para adelante, cada día con más fuerza…


notas:

1. Con lo que no estamos de acuerdo es justamente con la negativa de la compañera a decir que lo que se hizo fue un montaje. Decir montaje o amalgama no quier decir para nada (como dice la compañera) que no se tenga nada que ver con la lucha que se lleva adelante, sino que los aparatos policiales falsifican todo para hacer entrar en sus leyes criminales toda la lucha social contra el sistema actual, es decir criminalizar al movimiento social para aislar a las minorías revolucionarias más decididas de las luchas del proletariado.

2. http://diario.latercera.com/2011/06/12/01/contenido/la-tercera-el-semanal/34-72411-9-la-casa-olvidada.shtml

 

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07 septembre 2011

[En Route !] Jeu de trônes

Plus de six mois après le début de la guerre, la spontanéité des premiers gestes de rébellion a laissé place à différentes formes d’engagement qui révèlent les désirs des libyens engagés dans les combats, autrement mieux que ne le font les caricatures de médias occidentaux ou le folklore d’Al Jazeera.
Quelles sont les différentes entités  qui ont coordonné les actions des rebelles ces derniers mois ? Maintenant  qu’approche la fin des combats, qu’est ce qui se jouent entre elles ?

Le CNT

Le CNT est la plus connue de ces entités et certainement la plus fantomatique, tant sa  prise en main du domaine militaire et du civil a été médiocre.
La première façon dont le CNT se définit est , suivant un modèle bien connu ici, son incarnation dans un personnage fort, monsieur Abdoujaleel. Ce personnage, bureaucrate de carrière, bénéficie d’une espèce de sainteté du fait de son implication toujours indirecte dans les actes de répression du régime. Le fait de virer tous les ministres de son gouvernement provisoire a renforcé cette image solitaire d’homme incorruptible. Enfin le dernier coup de malice de ce politicien a été de faire mettre à prix la tête de Muhamar Kadhafi pour 1,7millions de dollards mort ou vif. Cette provocation oblige ce dernier (oh combien orgueuilleux), soit à subir l’affront sans rien dire, soit à répondre par une mise à prix d’Abdoujaleel qui donnerait une légitimité considérable à ce rond de cuir.
Au delà de cet aspect personnel, le CNT a bien entendu commencé à construire un véritable pouvoir d’état, un pouvoir opaque. Le premier élément de ce pouvoir est une force militaire, une “armée libyenne” nouvelle. Construit sous l’état de mythe dans les premiers temps et à la va-vite,  cette force armée a cependant commencé à être organisée de manière fort maladroite, mais néanmoins concrête, nous reviendrons dans la seconde partie de ce texte sur la réalité de cette force aujourd’hui.
Ajoutons simplement que cet aspect militaire comprend également la nouvelle police de Tripoli sur laquelle il conviendra également de revenir plus loin en détail.
Il est difficile de se rendre compte du rôle que le CNT joue maintenant dans l’économie de l’Est de la Libye, mais il est peu probable que ce rôle soit très important, étant donné le peu  d’intérêt que les membres ou les ministres du CNT ont porté à ces questions, les laissant à d’autres instances de Benghasi . Seul le très lucratif domaine du pétrole à été pris en main rapidement par des responsables du CNT, mais nous manquons d’informations neuves à ce sujet.
Notons au passage, l’organisation croissante de missions diplomatiques et d’ambassades en Libye et à l’étranger, notons également que l’équipe de football de la Libye a été refaite avec les mêmes joueurs (vivant a Benghasi et Tripoli) et  un nouveau maillot, elle joue en Egypte en ce moment.
Pour tout le reste, le manque de disponibilité des  fonctionnaires du CNT fait que toute sa positivité se résume en la présence d’Al Jazeera, qui  est même un garde fou de sa sécurité intérieure depuis la découverte des documents de Tripoli (documents trouvés dans une enveloppe sur le bureau central des renseignements à Tripoli, contenant des informations précises sur l’état major des forces du djebel Nefoussah en lien avec Bengazi, une fuite qui ne peut venir que du CNT).

Sur la coordination qui existe dans le djebel Nefoussah, nous avons peu d’informations. Le siège se trouve à Zintan, il y a des bureaux à Nalut. Ils émettent des documents ou ils se présentent comme une émanation du conseil national. Cependant, leurs groupes de combattants ne semblent pas avoir étés intégrés sous un commandement du CNT.

Misrata

La katiba reste ici l’unité de base de l’organisation. Il existe dans cette ville trois organes principaux de centralisation.
La chambre central d’opérations, elle est notamment l’organne diplomatique, divisée en trois fronts. Le front Ouest appelé Yomah Bahrour, le front central appelé Fachloum, et le front Est appelé Nalut.
Le conseil de ville traite les aspects civils, à savoir les médias, les  hôpitaux, la nourriture principalement.
L’union des combattants qui est un organe indépendant des deux  autres,  a une plus grande force de décision, ses assemblées sont plus grandes, (autour de 200 personnes généralement, même 2000 une fois, en principe ouvert à tous les combattants). Tous les groupes y sont représentés. Le soviet est la forme à laquelle cette assemblée pourrait ressembler le plus, il donne les orientations pour les autres chambres.
Le fait que les katibas soient l’unité d’organisation par excellence signifie que tout combattant (incluant ceux qui s’occupent de tâche purement logistique, bouffe, eau, communication, port, ateliers) à la sienne, avec sa base, sa vie commune, ses pick-up, ses armes, ses moyens informatiques, ses cuisines, ses radios…
Celle du port tient le port,  les Katibas Albous et  Thaquil, l’offensive vers Syrte, celles de l’Est tiennent Tripoli et la route qui y mène (cette route a été complètement fermée hier en raison d’un enlèvement a Dafnia la nuit précédente).

Tripoli

Plusieurs milliers de combattants se relaient, tant du Djebel Nefoussa que de Misrata pour tenir des postes à Tripoli, mener des attaques (prison des 9000*), s’assurer de la défense de la ville face à Ben Walid. Les gens du djebel à l’Ouest de la ville (Gargalech, longue banlieue), les gens de Misrata à l’Est (ville de Tajoura et surtout quartier du souk Al Jouma).

De nouvelles instances sont apparues en ville, la plus visible est la Katiba Tewar Tripoli (groupe des rebelles de Tripoli),un nom assez creux. Ils sont présents en de nombreux points du centre ville, dont un revendique une centralité, même sur d’autres katibas et sur  la base de Mitiga. Ils sont aussi présents à Mitiga où se trouve le très controversé Abdel Hackim** qui est chargé par le CNT de la sécurité à Tripoli, et qui  se trouve de fait en position centrale.
Il existe aussi un  autre lieu en ville qui se prétend être la “force d’intervention” ou nouvelle police, composé de gens de différentes villes de l’Est (Benghasi, Bayda , Derna, Tobrouk) venus par bateau à Tripoli, aux ordres directs du CNT et liés de fait à Mitiga. Probablement les seuls à Tripoli, hors gars de Zenten ou de Misrata, à avoir des minta.
Dans les faits, les Tewar Tripoli tiennent la plupart des check-points, les hôtels à journalistes. Mais leur grand problème est d’avoir été formé après la libération de Tripoli, par des jeunes dont le principal fait d’arme consiste a avoir ramassé des kalachnikovs quand l’Aziziyah est tombée. Ils n’ont pas d’expérience des combats, pas non plus la légitimité de prendre les choses en main qui suit logiquement ces combats, ils n’ont que des armes légères***.
Ce groupe demande maintenant le départ de Tripoli des combattants des autres villes qui leurs font de l’ombre. Mais ils sont mal armés et mal organisés il est difficile de croire en leur capacité à tenir la ville dans une contre-attaque. D’ailleurs ils s’en foutent, leurs centres d’intérêts tournent surtout autour de leurs nouvelles prérogatives, du prestige de leur nouveau statut. Dès les premiers jours, ils s’étaient fait  broder un  drapeau à leur effigie, j’ai jamais vu ça ailleurs.

La légende des 700

La rumeur qui courrait comme quoi 700 soldats auraient été formé par la France et auraient pris Tripoli vient du fait que le CNT a envoyé à Misrata 700 soldats formés plus que sommairement par leurs soins. Présentés  comme la nouvelle armée. Les katibas de Misrata étaient priées de se fondre dans cette nouvelle armée. Les combattants de Misrata, considérant qu’ils n’avaient rien à apprendre de ces branques les ont accueuillis plus que froidement, leur proposant d’aller faire la guerre si ils le voulaient. Après avoir zoné pendant deux jours dans leur camp, les soldats n’étaient plus que 500 et sont repartis d’où ils étaient venus.
Il y aura sans doute bientôt d’autres problèmes à propos des armes notamment que les shebab de Misrata détiennent par centaines de tones et que le CNT va vouloir accaparer.

L’initiative est maintenant à Misrata, menacée par la proximité avec Beni Walid ou se trouve Saïf. Les combattants disent avec impatience que dans quelques jours, ils partent pour Syrte.
Après Syrte, la Syrie inch’allah, ici, il y a déjà une katiba qui porte le nom de Damas.

*une prison militaire a ete ouverte le 2 a Ael Zara 9000 prisonniers auraient etes relachés.
**Ayant fait partie de groupes de combatants en Irak et en Afghanistan, il a été torturé par la CIA.
***L’arme la plus répandue dans les rues de Tripoli est la Kalachnikov 103, de mauvaise réputation chez les combatants.

http://setrouver.wordpress.com/2011/09/06/jeu-de-trones/

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01 juillet 2011

Contribution to the text about proletarian movement in Maghreb and Mashreq

Hello comrades!

Here we are sending you some factual contribution to future translations of your new text about the current wave of class struggle in Maghreb and Mashreq to provide you with some examples of important actions of our class. All our sources are obtained only via internet, so we cannot really confirm all the informations. Most of sources are bourgeois media, so it is necessary to "read between the lines".
We point out, what we see from the communist point of view as  important moments in the otherwise "weaker" movement in Saudi Arabia + some factual record of desertions in Syria.

Comradely

Saudi Arabia

Starting of February 2011, Saudi Arabia, started numerous protests on the streets, some of whose developed into the riots with police forces. At the beginning most of them were very limited in extent,  usually hundreds of persons. While many of them had „pro democracy“ tone, calling for political reforms, rights for shiite minority etc., others had expressed proletarian interests more clearly.

In January in the city of Jeddah, couple of hundreds have demonstrated for payment of compensation for victims of flooding. It was followed by another one against poor state of services like water delivery and cuts in power supply etc. Around twenty of them were arrested by police.

According to regional news website  www.thepeninsulaqatar.com: „...A mass message sent via BlackBerry Messenger on Thursday urged Jeddah residents to join a demonstration over the floods, while another urged all government and private sector employees to hold a general strike next week. But Friday’s protest had been unexpected. “No work for the full week until they find a solution to the roads of Jeddah,” the message said. It was not known who sent the messages....“

Over 3000 ( probably mostly foreign) construction workers stroke on Bin Laden Group site against terrible conditions in labour camp (bad sanitation in dormitories, low and unpaid wages, ). Strike lasted one day and policemen were attacked by workers with stones and police car smashed. Workers received unpaid wages and were promised to get payed overtimes. Similar strikes had erupted at the same time in construction site of King Fahad Library and in a construction sites in King Saud University. According to local „socialist“(Trockist) militant involved in the strikeworkers started to organize themselves in coordination with workers from other companies construction sites.

Other strike of more then 600 workers erupted in contruction site on Grand Mosque of Mecca in February.

With growing influence of movement in other countries of Maghreb and Mashreq, demonstrations became more widespread, often called on  Friday after prayers.

In April, also in Jeddah, teachers working in „National illiteracy eradication program“ demanded they job contracts to be made permanent. When they were refused to talk with director of provincial headquaters of  Ministry of Civil Service, they fought with their fists against the Ministry Guard.

At least from February onwards, there were also continuing demostrations held mostly by women (or men and women, but separately) demanding release of „political prisoners“ including previously  arrested protesters.

At the beginning of March, more protests started in the Eastern Province. This region, where most of Saudi oil field and refineries are concentrated, has „Shiite“ majority and it also borders Bahrain and is close to Iran (both „Shiite“ majority states) and therefore local protests are always presented as „Shiite movement“ by bourgeoise and its media (both „saudi“ and „bahraini“ and „western“). Also local „Shiite“ bourgeoise tried to frame them in the name of sectarian „religious liberation“ and demands for „constitutional rights of Shiite minority“.

However in Qatif, regional capital, demonstrations were held in solidarity both with protests in Bahrain and proletarian uprising in „sunni“ Libya.

Protests had intensified when Saudi Arabian armed forces (so called Penninsula shield force) were sent to Bahrain to help the local police with repression of the proletarian movement.

From 15th to 18th March, several thousands of proletarians demonstrated every day in Qatif, Omran, Al-Awamiyah, Safwa, Al-Rabeeya... In act of revolutionary defetism they demanded immediate withdrawal of SA army from Bahrain and release of prisoners. Demonstrations were dispersed by police firing rubber bullets. Two days later, in Qatif it culminated in act of proletarian violence:

„...A Shi'ite judge in the town who has urged an end to street protests, Sheikh Wajeeh al-Awjami, said youth had broken through the gate of his second home and set it ablaze, after earlier sending him text messages bemoaning his opposition to protests...“.

Syria

In Syria, growing number of soldiers refused to fulfill their role of repressive forces against proletariat. Some of the mass desertions and refusals of orders are documented by bourgeois media, but it seems, that real scale is much wider.  There are numerous accounts of individual soldiers or small units showing solidarity with „civilian“  proletarians on the streets, as well as videos on the internet with men in military uniform struggling side by side with them.

In the town of Quyria, crew of armoured truck joined the protests and took their vehicle with them.

Even more important fraternisation started on the northern town of Jisr al-Shughour, where army was sent in order to crush local protests. When siege of the city begun, big part of the invading military units changed sides.

From http://www.yalibnan.com:

„...An eyewitness in Jisr al-Shughour said around 2,000 officers and conscripts had defected from the Syrian army and were fighting alongside residents in the town to repel the assault. “They mutinied because of their orders” to shoot at local civilians, he said, speaking on the condition of anonymity because he feared the consequences of talking to the news media...“

It is important to say, that Assads regime, in simmilar way as regime in Bahrajn and as any bourgeois faction when facing open proletarian revolt, use the divisons of proletariat along sectarian lines to undermine its strength. Most of officers of Syrian army and profesional soldiers are „Alawis“ while conscripts are „Sunni“ or „Christians“. However, in this case proletarians in uniforms had overcome this divisons and mutined together. Even officers up to the rank of captain defected.

At least 150 local policemen and soldiers were killed in the best known event before the siege itself.  While syrian state media claim, that those were killed by „armed gangs“, some protesters insist however, that they were mutiners killed by loyal forces. In any case, this killings were used as an ideological justification for bourgeoise to crush the revolt in Jisr.

As the siege continued, many mutinous soldiers also crossed the border to Turkey:

„...(Reuters) - A growing number of Syrian soldiers are deserting the army to avoid taking part in the military crackdown against protesters demanding the overthrow of President Bashar al-Assad.

Unwilling to open fire on demonstrators who have taken to the streets chanting the revolutionary slogans of uprisings across the Arab world, some Syrian troops have chosen to lay down their arms and flee to neighboring countries like Turkey...“

Also during the siege of Daraa, some soldiers refused to shoot at protesters and were fired upon by loayalist units and their injuries were treated by protesters.

In Homs, soldiers clashed with special units of State security forces and used  armoured vehicles to shelter protesters against their bullets.

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“Libya’s burning” - Révolte prolétarienne et encadrement bourgeois

Depuis que le début du « printemps arabe » (selon l’expression claironnée par tous les commentateurs politiques et autres journalistes), déjà deux interventions militaires directes et extérieures ont eut lieu. D’abord, le 14 mars, les troupes du CCG (« Conseil de coopération du Golfe ») sont entrées dans le petit émirat du Bahreïn (à l’appel de son gouvernement) pour suppléer des forces de répression locales dépassées par le mouvement de protestation d’une partie importante du prolétariat en cours depuis un mois ; il s’agit clairement et explicitement de mettre un terme aux troubles qui sont pour l’occasion dépeints comme une « insurrection chiite ». Ensuite, le 19 mars, l’aviation française, américaine et anglaise, encadrée par l’OTAN et l’ONU, interviennent et bombardent la Libye en proie à un soulèvement armé d’importants secteurs du prolétariat. Bien que ces deux interventions semblent en apparence obéir à des logiques et des justifications différentes (au Bahreïn, il s’agit de défendre le « dictateur » local, tandis qu’en Libye, il s’agit de l’abattre et de « défendre les populations victimes de massacres »), seuls les humanistes pleurnichards et les adeptes du droit bourgeois ne peuvent pas voir que dans les deux cas, il s’agit clairement de deux opérations de gendarmerie, d’opérations de maintien de l’ordre, de remise au pas du prolétariat… Lisez la suite du texte...

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30 juin 2011

Tunisie, Égypte : « Il était une fois la révolution… »

Au moment où nous publions ce texte, cela fait plus de six mois que le dit « monde arabe » est ébranlé par des soulèvements d’une très forte ampleur. C’est d’abord en Tunisie (ce paradis pour citoyens européens idiots utiles du capital en goguette dans l’un des chantres de l’industrie de masse du tourisme) que des milliers de prolétaires ont affronté l’État, ponctué par la chute de son « dictateur » local Ben Ali le 14 janvier 2011… Ensuite c’est l’Égypte des pharaons (où chaque pierre des pyramides et des temples édifiés à la gloire des possédants suinte de la sueur et du sang des travailleurs de l’époque) qui s’est embrasée de la colère des exploités, donnant lieu à la chute de son « dictateur » local Moubarak le 11 février. Et puis la contagion sociale a continué de s’étendre et de proliférer : Yémen, Bahreïn, Algérie, Libye, Irak, Oman, Syrie, etc. Lisez la suite du texte...

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06 juin 2011

Las protestas del "15m" y las minorías revolucionarias

A continuación un valioso texto lanzado por compañeros en relación a las protestas iniciadas en España el 15m y que ya traspasa las fronteras.

LAS PROTESTAS DEL “15M” Y LAS MINORÍAS REVOLUCIONARIAS

EL 15 de mayo, tras diversas convocatorias, la puerta del sol de Madrid es tomada por unos pocos miles de manifestantes que se muestran hartos de seguir soportando el empeoramiento de sus condiciones de vida. La policía decide intervenir para echarlos, lo que provoca una reacción en todo el país con decenas y decenas de miles de proletarios saliendo a las calles. Las plazas de ayuntamiento de casi un centenar de ciudades son tomadas y pasarán a ser el centro de gravitación de las protestas.

Lo primero que tenemos que subrayar es que estamos ante una protesta masiva del proletariado que tras décadas sin expresarse como clase en esta región del mundo, vuelve a salir a ella para protestar contra sus condiciones de vida, expresándose colectivamente en estructuras -asambleas- FUERA DE PARTIDOS Y SINDICATOS. Por supuesto su hererogeneidad y contradicciones son tremendas, como no puede ser de otra forma por cómo ha irrumpido y por el mismo desarrollo del proletariado tras décadas de contrarrevolución, desestructuración y de sumisión democrática. Ante todo hay que tener en cuenta que es la primera aparición seria del proletariado al margen de partidos y sindicatos en estas tierras desde hace mucho, pero que mucho tiempo.

Hay que dejar claro también que entre los convocantes, entre las consignas, hay mucha fuerza de la socialdemocracia, hay mucho ciudadanismo, mucho reformismo, mucho pacifismo, mucho gestionismo en las plazas, "reivindicaciones" que no respondenden a las necesidades humanas. Sin embargo por primera vez en mucho tiempo hay algo fundamental: las protestas han roto la moribunda apatía y el individualismo, asustando a las fuerzas del capital por su fulgurante irrupción. Pese a que efectivamente las ideologías que dominan las protestas son democráticas, el impulso que hay detrás es claramente clasista. Los que han salido a la calle, han salido porque no aguantan más la soga del capital.

Pese a que estas protestas se inscriben en la oleada de luchas que recorre el mundo, pese a que estas protestas y los enfrentamientos en Magreb, en Oriente Medio, en Grecia... son expresiones de una misma lucha por imponer las necesidades humanas contra el látigo del capital, los niveles de enfrentamientos son obviamente diferentes y lo que se está jugando son diferentes aspectos de la lucha internacional. En en el norte de África los proletariso han llegado hasta tal punto que están obligados a dar el todo por el todo, a esbozar una tentativa insurreccional. En España el proletariado no ha llegado a ese punto y lo que se está planteando de forma inmediata  en las protestas actuales es el retorno, tras décadas de contrarrevolución, del asociacionismo proletario masivo, de las estructuras para la lucha proletaria. Está en juego la ruptura con el aislamiento, la creación de estructuras de combate, la organización de la comunidad de lucha, pues nuestra clase está tratando de articular su fuerza e imponer sus necesidades fuera de los aparatos burgueses, busca concretar herramientas para defender sus condiciones de vida.

Las calles están abarrotadas, en las protestas se lee y se discuten sobre cómo luchar, la no-vida por y para el capital es rota para plantear colectivamente la lucha contra lo que nos convierte en esclavos. Los proletarios ven necesario luchar y tratan de EXPRESAR ORGANIZATIVAMENTE SU HARTAZGO Y SUS NECESIDADES. Pese a que la mayoría no se reconocen aun explicitamente como una clase que es explotada, sí que lo han asumido en las protestas de forma implicita rompiendo todas las categorías que nos impone el capital (parados, trabajadores, estudiantes, inmigrantes, jovenes, viejos... se ha unificado en las calles).  El corse de espectador se ha roto y la tentativa de reconstrucción del sujeto de la revolución, aun de forma totalmente embrionaria y sin reconocerse como lo que es, ya está sobre la mesa.

Dicho esto, tenemos que insistir en que esta realidad irrumpe con una tremenda fuerza de las posiciones clásicas de la socialdemocracia que son un agujero para la neutralización de este proceso, para la canalización de las protestas al interior del Estado. Y bajo esas condiciones se ventilará en estos días próximos la cuestión fundamental: o consolidación del asociacionismo proletario o  recuperación burguesa de las estructuras que se están creando. En todas las acampadas, en todos los nucleos en torno a los cuales se centralizan por el momento las protestas, se están dando ya elementos que van a marcar el devenir de los acontecimientos de forma inmediata. Está materializádose la puja (en la mayoría de los casos velada) entre dirección proletaria y dirección burguesa, entre transformación de esas estructuras en partes del Estado o su consolidación como estructuras de combate para las necesidades proletarias, puja oscurecida por las ideologías y la formulaciónes bajo las que éstas se materializan. Y hay sitios en los que, desgraciadamente, no nos va nada bien y la canalización nos gana terreno.

La actuación de las minorías revolucionarias es fundamental en todo este proceso. Es fundamental combatir las posiciones de nuestro enemigo e impulsar las posiciones proletarias, denunciar las posiciones que no buscan más que un lavado de cara para mantener todo intacto, y defender lo que va hacia la defensa de nuestras condiciones de vida, en definitiva tenemos que luchar contra el reformismo y por la ruptura proletaria, para impedir la recuperación burguesa de las asambleas y consolidarlas como estructuras de combate. Aquellos que se autodenominan revolucionarios y miran espectantes el trascurrir de los acontecimientos, o aquellos que descalifican las protestas por las debiles expresiones formales que se están levantando, o  esos otros que participan de forma acrítica en ellas sin luchar contra las ideologías ni impulsar nuestros intereses, serán cualquier cosa menos revolucionarios, pues están participando, de una u otra forma, en todo el proceso de encuadramiento de la protesta, en el exterminio del potencial asociacionista que se está esbozando. Los primeros no son más que cadáveres vivos, espectadores de una realidad que solo tratan de observarla e interpretarla, pero que en absoluto buscan transformarla. Los segundos son cuerpos sin percepción de la realidad, pues lo único que perciben y comprenden es mediado por el idealismo y el Estado, de ahí que usando la codificación y el análisis burgués de la protesta, las reduzcan a lo que dicen algunas nefastas banderas de los que luchan, siendo incapaces de ver lo que todo esto oculta, siendo incapaces de comprender que "no es lo que dicen, sino lo que hacen". Y los terceros son títeres sin vida que ni impulsan las protestas ni combaten sus debilidades, simplemente "estan allí" dejándose llevar por lo que haya, no solo viendo sin pestañear como la socialdemocracia encuadra la protesta, sino peor aun, sirviendo de mano de obra para realizar este encuadramiento.

Desde luego, lo que caracteriza a los revolucionarios es, en primer lugar, ser la expresión más decidida y combativa de las luchas que se desarrollan contra el capitalismo, independientemente de sus debilidades. Y en segundo lugar, ser un polo de agrupamiento para luchar contra todas las debilidades, ideologías y fuerzas de la burguesía. Por ello las minorías revolucionarias tenemos que estar en el seno de estas protestas, tenemos que combatir las debilidades que hay -¡que tenemos!-, tenemos que enfrentarnos a las ideologías y fuerzas del capital que buscan asimilar el movimiento, tenemos que impulsar la lucha por la imposición de las necesidades humanas contra la dictadura de la economía. Nuestro lugar está en asumir lo que somos: la fuerza que genera el proletariado en su seno como la más decidida y combativa.

Por eso impulsamos a todos lo compañeros, a todas las minorías revolucionarias a defender nuestros intereses de clase y a combatir el encuadramiento burgués en estas protestas. Llamamos también a fortificar y extender los contactos entre nosotros, a crear redes organizativas.

En las asambleas, comisiones y nucleos organizativos de las protestas podemos apreciar que los intereses proletarios y los burgueses están ya en pugna. Podemos apreciar rápidamente como la contraposición ya se manifiesta nítidamente, salvo que miremos las cosas con ojeras ideológicas.

Por un lado están representados los intereses burgueses. El capital se personifica principalmente mediante toda fuerza que busca encuadrar, conscientemente o no, la protesta y sus estructuras al interior del Estado. Podemos observar cómo hay sectores que buscan orientar todo hacia meros cambios de gestión en el parlamento. Tal y como unos compañeros comentan en un texto y muchos hemos percibido rápidamente, en cuanto se está un poco en las asambleas o comisiones y se está tratando de lo fundamental, del contenido clasista de la protesta, se ve como toda su oratoria va dirigida a intentar hacernos creer que el problema principal es reformar la ley electoral, reivindicar la separación de poderes... Buscan canalizar todo hacia el cambio en las formas de gestión capitalistas. "Nos hacen creer que, una vez solucionado el tema de representación de partidos, todos nuestros problemas se acabarán, porque así controlaremos nosotros a los políticos." Lo que concierne a las condiciones de vida, a todos los aspectos cotidianos que destruyen nuestras vidas, están totalmente en segundo plano y se trata de borrarlos de las reivindicaciones mínimas a asumir. Peticiones, ruegos, cartas, modificaciones en las leyes... Algunos facciones burguesas tratan incluso de utilizar las protestas como plataforma electoral. Izquierda Unida y todos los partidillos minoritarios están moviendo sus hilos. Incluso el PSOE, tras su fracaso electoral, ha decido ponerse al frente de la recuperación por muy paradójico que sea él el partido gobernante (las asociaciones de vecinos, las cuales están en su mayor parte bajo su control, está siendo ya uno de sus caballos de troya, ¡incluso las delegaciones del gobierno tratan de meter sus tentáculos en algunos asambleas!).

Estas fuerzas y maniobras materializan la fuerza principal de nuestro enemigo que si se impone transformará toda la protesta y sus estructuras en un nuevo chute temporal para el capital (quedando todo en un movimiento ciudadanista haciendo peticiones legales al Estado, pidiendo un referendum, transformando todo en expresiones de partidos...). De momento todo esto se articula en torno a los tres puntos que quieren imponer: reforma de la ley electoral, transparencia política... Pese al despliegue que se hace desde todas las fuerzas del capital (prensa, televisión, políticos...) para que sea la principal, y a poder ser la única, articulación del movimiento, no han podido por el momento, al menos que sepamos, imponerlo en ninguna asamblea.

Por otro lado están los intereses proletarios. Lo personifican la mayoría de los que tomaron las calles y que están hartos del empeoramiento de sus condiciones de vida. Buscan, independientemente de cómo lo formulen, articular en fuerza organizada sus necesidades, que su hartazgo existente encuentre formas organizativas para luchar. Su preocupación se centra no en las formas de gestión capitalistas, sino en los aspectos concretos que les afectan, en sus condiciones de vida (ámbito laboral, ayudas sociales, sanidad, pensiones, vivienda...). Es la expresión que busca imponer los intereses humanos contra la economía, y trata de articular y concretar formas de imponer esos intereses al capital. Y lo trata de hacer sabiendo que para nada valen partidos y sindicatos pues no los considera para nada sus representantes, sino representantes de los intereses económicos, parte integrante e inseparable del problema. Es verdad que muchas formulaciones son muy pobres, pero detrás están las necesidades de una clase, el impulso por imponer los intereses humanos al capital, es decir la lucha que acabará tarde o temprano con todas las condiciones existentes. También es verdad que en algunos casos las formulaciones son algo más claras (impedir que desalojen de sus viviendas a los que no puden pagarlas; buscar mecanismos para que los parados dispongan alimentos y viviendas, entre los cuales han salido al tapete organizar expropiaciones a supermercados y ocupaciones de viviendas vacías; llevar las estructuras a los centros de trabajo, a los centros de educación...) Aquí está nuestra fuerza, la fuerza de nuestra clase, y si se impone asistiremos al regreso del asociacionismo proletario masivo tras tantos años de aislamiento e individualismo.

Esta lucha de contraposición de intereses y necesidades que se despliega en las asambleas y comisiones, y que aparece a veces entremezclada, refleja la lucha burguesía-proletariado, economía-humanidad, la lucha por transformar las organizaciones que se están desarrollando en organos burgueses para la reforma o en órganos proletarios de combate.

Nuestro sitio en todo esto está, en tanto que revolucionarios, en pelear con todas nuestras fuerzas y posibilidades por la recomposición de las estructuras de clase. Está en juego que empiece a cambiar la correlación de clases, que regrese con fuerza el asociacionismo proletario de antaño. Hoy podemos ver, pese a la fuerza de la socialdemocracia, que ya se vislumbra esa realidad. Hay materiales clasistas que antes solo estaban en locales militantes y que hoy están a disposición de decenas de miles de proletarios que los cojen CON CONFIANZA Y CERCANÍA, los discuten, los ves expresar su enfado gritando bonitas consignas. Hace unos días solo en pequeños círculos se discutía organizarse fuera y en contra de los sindicatos; hoy decenas de miles lo plantean, lo discuten y de momento ya se sitúan afuera de ellos. Hace unos días solo la militancia revolucionaria reivindicaba la lucha contra la paz social y la lucha de clases; hoy son decenas de miles los que ven necesario rebasar la legalidad y, pese al nefasto discurso pacifista que domina actualmente, discuten ya sobre el uso de la violencia. Hoy se está gestándose la expresión organizativa de todo el descontento que soltaban los proletarios desde hace años, pero que no se expresaba organizativamente quedando en indignación individual. Y está en juego también que esto influya en toda la correlación mundial de clases, no solo haciendo que la oleada de luchas que recorre el mundo llegue aquí, sino que las estructuras que se hoy tratan de concretarse emerjan con fuerza en esa oleada.

En poco días las protestas comenzarán a definirse: o canalización burguesa o ruptura proletaria. Nuestra tarea es luchar por que la segunda se abra paso contra la primera. Si así fuera hay que tener claro que esto nunca es definitivo y la tentativa de canalización siempre estará presente. Y si se impone el capital, si sufrimos otra derrota y todo es encuadrado por nuestro enemigo, tenemos que sacar fuerzas y directivas para próximas luchas, tenemos que consolidar las estructuras y lazos que hayamos creado entre compañeros, tenemos que transformar la derrota en fuerza actuante para próximos envites. Pues ante todo tenemos que ser conscientes de que esto no ha hecho más que empezar, que esto es solo un prolegómeno de lo que está por venir, tanto aquí como en todo el mundo.

¡¡ASUMAMOS LA LUCHA POR LA RUPTURA REVOLUCIONARIA!!

¡Nos vemos en las calles!



proletariosinternacionalistas@yahoo.com

Pásaselo a un compañero, fotocopia, discute, critica, contacta...

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26 mai 2011

Lo más violento de todo sería volver a la normalidad

El siguiente texto fue repartido en Barcelona y se sigue reproduciendo por otras ciudadaes en España.

 

LO MÁS VIOLENTO DE TODO SERÍA VOLVER A LA NORMALIDAD

En Plaza Cataluña ya somos miles. Hemos tomado el centro de la ciudad. Lo hemos hecho nuestro, y con nuestra determinación hemos abierto una rendija de indignación en el muro del consentimiento y la resignación social.

Ahora sólo tenemos dos opciones: dejar que esta grieta se cierre, perdiendo una oportunidad única para un verdadero cambio social, o bien abrirla tanto cómo podamos, ensanchándola hasta que afecte los fundamentos de la miseria y la explotación.

Si queremos llegar a algún lugar, si queremos que todo aquello que despreciamos y denunciamos desaparezca, hay que traspasar los límites de la plaza. Hay que traspasar los límites de la misma legalidad que ayer nos decía que no podíamos ocuparla, y hoy nos dice que no podemos salir, que no podemos tocar la normalidad que la rodea.

Hace falta desobedecer la voz del Poder cuando nos dice que cortar una calle es violencia mientras corta vidas humanas con paro y explotación, cuando nos dice que enfrentarse a la policía es violento mientras tortura inmigrantes y disidentes a las comisarías, cuando nos dice que atacar un banco es violento mientras deja familias enteras en la calle para no poder pagar la hipoteca. Hace falta desobedecer, porque ninguna revolución se ha hecho nunca respetando las leyes de los poderosos. Hace falta desobedecer, porque lo más violento de todo no sería continuar actuando ilegalmente, sino dejar pasar la oportunidad de acabar de una vez por todas con todos los abusos, con toda la violencia masiva que esta sociedad produce.

Hay que tomar las calles, hay que extender la revuelta a todos los barrios y a todos los ámbitos.

No queremos sólo una plaza, queremos toda la ciudad.

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20 mai 2011

¡Que se vayan todos!

A continuación un volante que hemos recogido por la red y que está siendo repartido en las protestas que se están sucediendo en España desde el 15 de Marzo. 

                                     ¡QUE SE VAYAN TODOS!


Somos muchos los que en estos días hemos confluido en las calles en las protestas. Todos nos hemos identificado en el rechazo a los partidos políticos, en el rechazo a los sindicatos, a los empresarios... Ante todo nos hemos dado cuenta de que hemos llegado   al   límite.   Que   estamos   hartos   de   ser   los   parias   de   este   mundo.   Que   no soportamos más que unos pocos se llenen los bolsillos y vivan como reyes, mientras que a otros nos aprieten las tuercas más allá de todo límite con tal de mantener la salud de la sacrosanta economía. Que sabemos que para cambiar esto tenemos que
luchar nosotros mismos, al margen de partidos, sindicatos y demás representantes que quieren endosarnos.Por encima de todo, esta realidad está expresando una cuestión fundamental que afecta   en   todo   el   mundo:   la   contraposición   de   necesidades   e   intereses   entre   la economía  y la humanidad. Esto lo han entendido perfectamente nuestros hermanos
rebeldes en el Norte de África, esto lo entendemos hoy aquí cuando la situación ya es   insostenible   para   todos   nosotros   y   salimos   a   luchar.   Hemos   aguantado   lo inaguantable, hemos sufrido un empeoramiento en las condiciones de vida que no se producían desde hace décadas. Pero finalmente hemos dicho basta, y aquí estamos, expresando nuestro rechazo a todo este sistema infernal que transforma nuestra vida en mercancia.


Queremos, por cierto, expresar nuestro rechazo tajante a la etiqueta de ciudadano. Bajo esa etiqueta se aglutina a todo bicho viviente, desde el político al parado, desde el dirigente sindical al estudiante, desde el empresario más forrado hasta el obrero más   miserable;   se   mezclan   condiciones   de   vida   totalmente   antagónicas.   Para nosotros   no   se   trata   de   una   lucha   de   ciudadanos.   Es   una   lucha   de   clases   entre explotados   y   explotadores,   entre   proletarios   y   burgueses   como   dicen   algunos. Parados,   trabajadores,   estudiantes,   jubilados,   inmigrantes...   formamos   una   clases social sobre la que recaen, en mayor o menos medida, todos los sacrificios. Políticos,
banqueros,   patronos...   forman   la   otra   clase   de   la   sociedad,   la   que   se   beneficia, también en mayor o menor medida, de nuestras penurias. El que no quiera ver la realidad de esta sociedad de clases vive en el mundo de las maravillas.

Llegados   hasta   aquí,   protestando   en   las   plazas   de   numerosos   ayuntamientos   del país, es hora de reflexionar, es hora de concretar nuestras posiciones, de orientar bien   nuestra   práctica.   La   heterogeneidad   es   grande,   sin   duda.   Hemos   confluido compañeros   que   llevamos   muchos   años   luchando   contra   este   sistema,   otros   que
hemos salido por primera vez a las calles, unos que tienen claro ir “a por el todo” (“lo queremos todo y ahora” rezaba una pancarta en la puerta del sol), otros  hablan de reformar diversos aspectos, otros se encuentran desorientados, otros solo quieren manifestar su hartazgo.... Y también hay quien, esto hay que tenerlo bien presente,  trata   de   pescar   en   rio   revuelto,   quien   busca   canalizar   este   descontento   para neutralizar su fuerza aprovechando las indecisiones y debilidades que portamos.


Desde luego algo que hemos discutido entre diversos compañeros en las calles es que nuestra fuerza está en el rechazo, en el movimiento de negación de lo que nos impide vivir. Es lo que ha forjado nuestra unidad en las calles. Pensamos que hay que avanzar por ahí, profundizar y concretar mejor nuestro rechazo. Por eso, porque la fuerza la tenemos en esa negación, tenemos claro que no solucionaremos nuestros problemas exigiendo mejorar la democracia, tal y como en algunas consignas se ha escrito, ni siquiera reivindicando la mejor democracia que nos imaginemos. Nuestra fuerza   está   en   el   rechazo   que   estamos   manifestando   a   la   democracia   real,   la democracia “de carne y hueso” que sufrimos día a día y que no es otra cosa que la dictadura   del   dinero.   No   hay   otra   democracia.   Es   una   trampa   reivindicar   esa democracia ideal y maravillosa que nos han contado desde pequeñitos.


De   la   misma   manera   no   se   trata   de   mejorar   este   aspecto   o   este   otro,   pues   lo fundamental seguirá en pie: la dictadura de la economía. Se trata de transformar totalmente el mundo, de cambiarlo de arriba abajo. El capitalismo no se reforma, se destruye. No hay caminos intermedios. Hay que ir al fondo, hay que ir a la abolición del capitalismo.
Hemos ocupado la calle a unos días de la fiesta parlamentaria, esa fiesta donde se elige quién será la jeta que ejecutará las directrices del mercado. Bien, es un primer paso. Pero no podemos quedarnos ahí. Se trata de dar continuidad al movimiento, de crear y consolidar estructuras y organizaciones para la pelea, para la discusión entre compañeros, para afrontar la represión que ya nos ha golpeado en Madrid y en Granada. Hay que ser conscientes que sin la transformación social, sin revolución social, todo seguirá igual.

Llamamos a seguir mostrando todo nuestro rechazo al espectáculo del circo electoral en todas las formas que podamos. Llamamos a levantar en todos lados la consigna “¡Que  se  vayan todos!”. Pero llamamos  tambien  a que la  lucha  continue tras las elecciones   del   Domingo   22.   A   que   vayamos   mucho   más   allá   de   estos   días.   No podemos dejar morir los lazos que estamos construyendo. 

Llamamos a la formación de estructuras para luchar, llamamos a que entremos en contacto, a que coordinemos el combate, a luchar en las asambleas que se están creando   haciendo   de   ellas   organos   para   la   pelea,   para   la   conspiración,   para   la discusión de la lucha, no para mítines ciudadanos. Llamamos a organizarnos en todo el país para luchar contra la tiranía de la mercancía.


                                      A LA CALLE, ¡A LUCHAR!
                          LA DEMOCRACIA ES LA DICTADURA DEL CAPITAL
                         EL CAPITALISMO NO SE REFORMA, ¡SE DESTRUYE!
                                                              

BLOQUE “¡QUE SE VAYAN TODOS!”

                                                                                   qsevayan@yahoo.es

                                                                                   19 de Mayo de 2011

          Se alienta la reproducción y difusión de este texto por los medios que se crean convenientes

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06 mai 2011

Lutte de classe au Maghreb et au Machrek

Lutte de classe au Maghreb et au Machrek [1]…
Lutte de classe dans le monde entier…

Depuis des semaines et des mois, un fort mouvement secoue le soi-disant « monde arabe », qui n’est rien qu’une partie de l’ensemble du monde du capital. Des pays comme la Tunisie, l’Egypte, le Yémen, Bahreïn, la Libye, la Syrie, etc., des villes comme Tunis, Gafsa, Sfax, Kasserine, Le Caire, Alexandrie, Suez, Sanaa, Aden, Tripoli, Benghazi, Misrata, Tobrouk, Damas, Deraa, Latakieh, Homs, etc. sont en feu et brûlent de notre colère sociale. Protestations et manifestations, affrontements avec la police et les unités spéciales, grèves massives et violentes, pillages, incendies de banques et d’institutions de l’Etat, actions de solidarité et agitation, mise en place de comités et de « shoras »… tout cela et beaucoup d’autres choses sont des expressions du mouvement prolétarien qui s’est développé à travers ces régions. C’est notre perspective de classe qui émerge de ces « révoltes populaires » – tant en organisant des structures afin de distribuer de la nourriture et de l’aide médicale en-dehors et contre les rapports d’échange comme à Misrata par exemple, que lorsque des ouvriers détruisent le quartier général du syndicat officiel égyptien, ou encore lorsque des manifestations de défaitisme révolutionnaire éclatent en Arabie Saoudite contre leurs « propres » troupes qui sont envoyées pour écraser la rébellion au Bahreïn.

Les médias continue cependant à décrire le mouvement soit comme une lutte contre la dictature et pour la démocratie, soit comme une action de vandales irresponsables et d’agents provocateurs payés par la CIA ; ces deux versions ayant pour but de toujours occulter et falsifier la véritable et profonde nature de notre mouvement de classe. Sarkozy, Obama, Cameron, Ban Ki-Moon, Schwarzenberg ou Chavez, aussi bien que d’innombrables autres analystes et journalistes politiques et militaires, tous nous offrent telle ou telle explication du mouvement. Ce n’est pas surprenant. Ils le dépeignent de la façon qui corresponde le mieux aux intérêts bourgeois. Et ces intérêts sont clairs : maintenir son ordre mondial, ébranlé par le mouvement prolétarien, par tous les moyens possibles en poussant ses fractions indésirables à quitter le pouvoir et en proclamant « la révolution victorieuse » d’un côté (comme en Egypte ou en Tunisie), et écraser les rebelles en envoyant des unités spéciales et des armées contre eux (comme au Bahreïn) d’un autre côté. Quelle que soit la méthode, la tâche est la même – prévenir l’extension du mouvement à « nos pays bien-aimés » en insistant sur le fait que les événements sont déterminés par les conditions spécifiques comme les « régimes autoritaires », la « mentalité moyen-orientale », les « rapports tribaux », l’« avidité pour le pétrole des conspirateurs impérialistes », etc. En dépit du fait qu’une telle possibilité n’est pas encore à l’ordre du jour ici, son fantôme hante la bourgeoisie européenne (sûrement plus en Grèce, au Portugal ou en Irlande qu’en République tchèque) et la bourgeoisie dans le monde entier.

C’est parce que c’est la réalité matérielle de la vie partagée par tous les prolétaires autour du globe ; la réalité de l’exploitation, de la pauvreté et de la terreur d’Etat qui est la véritable raison de toute lutte de classe. Hausse des prix des produits de base comme la nourriture, l’essence, l’eau et l’électricité, augmentation du taux de chômage et généralisation des conditions de travail précaires pour ceux qui ont encore un boulot, baisse du salaire réel, problèmes de logement, les prolétaires à travers le monde doivent faire face à cette situation, de l’Europe centrale à la Russie, de l’Amérique du Nord à l’Indonésie, et tout ces problèmes sont aussi la vraie cause du mouvement de l’actuelle lutte de classe au Maghreb et au Machrek.

C’est parce qu’aucun changement de gouvernement ou de régime ne peut résoudre ces problèmes car ils sont le modus vivendi du capital. Grèves, émeutes et expropriation collective de marchandises continuent encore même après que Moubarak et Ben Ali aient été renversés, et que de nombreux gouvernements soient tombés. Les ouvriers textiles d’El-Mahalla El-Koubra ainsi que les ouvriers du canal de Suez ou les ouvriers agricoles et d’autres partout en Egypte ont lancé un mouvement de grève massif pour une augmentation du salaire minimum et contre les prix élevés de la nourriture. Farouchement dénoncé par toutes les fractions bourgeoises en Egypte (l’armée mais aussi les Frères musulmans ou la clique de Mohamed El-Baradei), le mouvement de grève continue en Egypte (comme en Tunisie), en défiant directement son interdiction émise par le gouvernement militaire. Le « Conseil National de Transition » libyen (CNT) revendique comme objectif la « restauration de la vie civile habituelle », ce qui en réalité signifie la dépossession des prolétaires de leur propre vie et de son organisation. En désarmant les insurgés et en restaurant le monopole de la violence en faveur de l’Etat, le CNT organise des gardes armés pour maintenir l’ordre sur les champs pétroliers et les raffineries qui avaient subi des actions de grève au début du soulèvement.

C’est parce que tout mouvement prolétarien contient les graines du renversement du capitalisme et exprime la perspective de la communauté humaine sans classe qui se construira sur les cendres de ce vieux monde. Le mouvement prolétarien au Maghreb et au Machrek exprime cette perspective d’une façon limitée et avec beaucoup de faiblesses mais de façon suffisamment forte pour révéler les intérêts prolétariens qui sont antagonistes à ceux des bourgeois. En Libye, le mouvement fit un pas en avant et a organisé une insurrection qui a obligé la bourgeoisie à intervenir (via les bombardements de l’OTAN ainsi que les négociations diplomatiques) et à créer deux camps : la nouvelle/vieille (la moitié d’entre eux sont des hauts fonctionnaires de l’ancien régime) fraction bourgeoise organisée dans le CNT et le « colonel socialiste » Kadhafi (l’associé commercial bien-aimé des fractions bourgeoises occidentales jusqu’à très récemment), afin de détourner la frontière entre prolétariat et bourgeoisie, et de transformer la guerre de classe en une guerre civile sanglante.

En Egypte, Tunisie, Libye, Irak, Syrie, au Yémen et Bahreïn, en Grèce et Chine, au Royaume-Uni, Wisconsin et Chili… en République tchèque… partout dans le monde, le capital nous offre soit de mourir lentement au turbin quand il a besoin de notre force de travail, soit la destruction physique de nos vies quand il n’en a plus besoin.

En Egypte, Tunisie, Libye… ce sont nos frères et sœurs de classe, c’est notre classe qui lutte contre le capital et son Etat. Leur lutte est la nôtre !

Affirmons sa perspective prolétarienne contre toutes les mystifications démocratiques !

Groupe Guerre de Classe
Avril 2011
http://www.tridnivalka.tk
E-mail : tridnivalka@yahoo.com

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[1]Contrairement à l’idéologie euro-centriste qui ne peut considérer le monde qu’en tant qu’entités séparées avec un centre (l’Europe et l’Amérique du Nord) et la périphérie (le reste du monde), nous préférons utiliser les termes arabes « Maghreb » (qui signifie le « Couchant ») et « Machrek » (le « Levant »), c.-à-d. l’ouest et l’est de l’aire « arabo-musulmane », plutôt que les expressions Proche- et Moyen-Orient… Proche de quoi ? De l’Europe, bien sûr !

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04 mai 2011

Leur lutte est la nôtre, généralisons-la!

Voici un tract rédigé en mars 2011.
Aujourd’hui la presse tente de faire passer le message comme quoi, en Tunisie, en Egypte,… la situation est normalisée. On n’entend plus beaucoup parler de ce qui s’y passe. Pourtant le mouvement continue… en Syrie notamment où les manifestants défient les couvre-feu, vagues d’arrestation,… Contre l’isolement dans lequel la bourgeoisie veut confiner et étouffer nos mouvements, brisons cette chape de silence. Continuons à nous faire entendre. Disons nous-mêmes ce qu’il en est de nos mouvements de lutte. Ne laissons pas la presse bourgeoise répandre ses mensonges. Créons nos propres réseaux d’information et de coordination des luttes. Seuls nous ne sommes rien, unis nous pouvons tout.
Pour en finir avec les séparations…
Ce tract est à présent rédigé en français et nous tâchons de le traduire en anglais. Si vous l’approuvez et que vous pouvez le traduire en une autre langue, c’est génial. Faites-le nous savoir. Vive la lutte ensemble et partout.
http://pour-en-finir.blog.co.uk

Leur lutte est la nôtre. Généralisons-la !

Depuis janvier 2011, le feu de la révolte embrase l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Yemen, le Bahreïn, la Jordanie, la Syrie,… l’Albanie aussi,… jusqu’à l’Irak et même l’Iran.

Les médias nous disent qu’il s’agit d’une lutte pour «plus de démocratie» ! ??? Accroître la dépendance vis-à-vis du salaire ? Augmenter les cadences, les privations ? Multiplier les prisons, les caméras, les lois « antiterroristes » ? Développer l’entassement dans les bidonvilles, les camps de réfugiés ? Rendre toujours plus violente la précarité des conditions de vie ? Est-ce vraiment le sens de cette révolte ?

C’est un peu vite oublier que la démocratie c’est bien tout ça, toute cette saloperie qui constitue notre pain quotidien. C’est un peu vite oublier que la démocratie c’est la terreur quotidienne de l’esclavage salarié et que ce monde de la liberté d’entreprise est construit sur la  dépossession des moyens de vie, la dictature de la propriété privée et l’asservissement au travail.

Non, décidément, NON ! Prenant pour cible les commissariats, palais de justice, parlements, sièges de partis, bureaux de vote, prisons, banques, grands magasins, commerces de luxe,… ces mouvements s’attaquent aux piliers de l’ordre démocratique.

Se vendre contre un salaire. Perdre sa vie à la gagner. La prison et la torture dès qu’un NON ose se faire entendre. C’est cela qui est remis en question dans les mouvements qui font traînée de poudre du nord de l’Afrique au Moyen orient. C’est la condition de prolétaire qui n’a, pour survivre, que sa force de travail à vendre contre un salaire, c’est la concentration de toutes les richesses aux mains de la bourgeoisie qui sont remises en question. C’est la répression dès que le prolétariat veut en finir avec ce rapport d’exploitation qui est remis en question. Et c’est bien pourquoi nous nous reconnaissons dans ces mouvements. Leur lutte c’est notre lutte.

Le changement de personnel à la tête de l’Etat : une « révolution » !??? Il n’y aurait plus de raison de lutter !???

La bourgeoisie a toujours fonctionné en alternant, selon le rapport de force, des gouvernements multipartistes, parlementaires et des régimes unipartistes, juntes militaires,… Cette alternance avec ou sans élections à l’appui, c’est un des mécanismes démocratiques pour enterrer nos luttes. C’est la façade en trompe l’œil que se donne ce système. C’est nous dire que le travail, la précarité,…  viendraient d’un problème de gestion. Remplaçons les gestionnaires et tout irait mieux !???

Les medias mettent l’accent sur ce ravalement de façade. C’est une manœuvre de la bourgeoisie pour gagner du temps, réorganiser ses forces et reprendre l’offensive. Tant que nous accorderons quelque crédit à ces formules de remplacement, nous resterons objet de la dictature du profit.

Mais ce qui est important aujourd’hui c’est que, par exemple en Egypte, les mouvements de grève n’ont pas capitulé face aux promesses de changement, ils se sont même multipliés: dans les chemins de fer, les centres pétroliers, les ports (dont Port Saïd sur le canal de Suez), l’industrie textile, les banques, l’enseignement,… Et le nouveau gouvernement a déjà montré son vrai visage: au nom «de la sécurité et de la stabilité du pays» il a condamné ces grèves et installé des barrages de contrôle dans tout le pays.

Continuons la lutte partout où nous nous trouvons. Ici comme là-bas nous vivons sous le même joug: la pression est sans cesse plus forte pour nous faire accepter des conditions de travail toujours plus éreintantes: alors que les salaires sont rognés de toute part (augmentation des prix, suppression d’avantages, modification des statuts, baisse de la qualité des marchandises,…), le temps de travail est rallongé en tout sens (flexibilité des horaires, retraites retardées, obligation d’avoir plusieurs petits boulots de front,… ), l’endettement, les menaces de se faire jeter sans aucun recours,… Voilà bien l’étau dans lequel nous sommes pris là-bas comme ici. Restons mobilisés. Bloquons l’économie. Libérons les compagnons emprisonnés. Poursuivons les attaques contre tout ce qui fait ce système : les banques, les commissariats, les élections,… Abolissons les frontières. Organisons-nous internationalement.

Nous avons suffisamment expérimenté que toutes les instances gouvernementales nationales ou internationales concourent à renforcer l’essence meurtrière et dévastatrice du système capitaliste.

Toute promesse électorale est un leurre, tout changement de gouvernement est un moment de réorganisation de la bourgeoisie contre nos luttes.

A bas l’Etat ! A bas le capital !

Pour en finir avec la propriété privée, le travail, l’argent, la logique de profit.

Pour un monde dirigé par les besoins humains.

pour_en_finir@yahoo.com
http://pour-en-finir.blog.co.uk

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01 mai 2011

Class struggle in Maghreb and Mashrek

Class struggle in Maghreb and Mashrek [1]…
Class struggle worldwide…

Since weeks and months a strong movement is taking place in the so-called “Arab world”, which is nothing but a part of the whole world of capital. Countries like Tunisia, Egypt, Yemen, Bahrain, Libya, Syria, etc., cities like Tunis, Gafsa, Sfax, Kasserine, Cairo, Alexandria, Suez, Sanaa, Aden, Tripoli, Benghazi, Misrata, Tobruk, Damas, Deraa, Lattakia, Homs, etc. are in fire and burning from our social anger. Protests and demonstrations, clashes with police and special units, mass and violent strikes, lootings, burnings down of banks and state institutions, actions of solidarity and agitation, setting up committees and “shoras”… all that and many others are expressions of the proletarian movement that has been spreading across these regions. It is our class perspective what emerges from these “popular revolts” – in organising structures for distribution of food and medical help outside and against exchange relations like in Misrata e.g., as in workers destroying headquarters of Egyptian official trade union or in revolutionary defeatist demonstrations in Saudi Arabia against their “own” troops being sent to crush the rebellion in Bahrain.

The media however continue to describe the movement either as a fight against dictatorship and for democracy, or as an action of irresponsible hooligans and agents provocateurs in the pay of CIA, both with the purpose to always hide and falsify the real and deep nature of our class movement. Sarkozy, Obama, Cameron, Ban Ki-Moon, Schwarzenberg or Chavez, as well as countless other political and military analysts and journalists, are all offering us this or that explanation of the movement. It is not a surprise. They portray it in the way that fits the bourgeois interests the best. And these interests are clear: to maintain its world order, shaken by the proletarian movement, by any means possible while pushing its undesirable factions to leave the power and proclaiming “victorious revolution” on one hand (like in Egypt or Tunisia) and crushing the rebels while sending special units and armies against them (like in Bahrain) on the other hand. Whatever the method, the task is common - to prevent spreading of the movement to “our beloved countries” while stressing that the events are determined by the specific conditions like “authoritarian regimes”, “middle eastern mentality”, “tribal relations”, “greed for oil of the imperialist plotters”, etc. Despite the fact that such a possibility is not yet likely to come here, its ghost haunts the European bourgeoisie (the Greek, Portuguese or Irish surely more than the Czech one) and the bourgeoisie all over the world as such.

It is because it is the material reality of living shared by all proletarians around the globe; reality of exploitation, poverty and terror of the state what is the true reason for any class struggle. Rise in prices of basic commodities like food, petrol, water and electricity, increase in the rate of unemployment and generalisation of precarious working conditions for those who still have a job, decrease of a real wage, problems of housing, all these facts are faced by proletarians all around the globe, from Central Europe to Russia, from North America to Indonesia and all these problems are also the real cause of the current class struggle movement in Maghreb and Mashrek.

It is because no change of government or regime can solve these problems as they are modus vivendi of capital. Strikes, riots and collective expropriation of commodities are still going on even after Mubarak and Ben Ali have been toppled, and numerous governments fell. Textile workers of El-Mahalla El-Kubra as well as workers of Suez channel or agricultural labourers and others all around the Egypt launched a massive strike movement for rise in the minimal wage and against high prices of food. Bitterly denounced by all bourgeois factions in Egypt (the military as well as Muslim Brotherhood or clique of Muhammad El-Baradei), strike movement in Egypt (as well as in Tunisia) continues, defying direct ban issued by the military government. Libyan “National Transitional Council” (NTC) claims as its goal “restoration of usual civilian life” what in reality means deprivation of proletarians of their own life and organization of it. While disarming the insurgents and restoring the monopoly of violence in favour of the state, the NTC organises armed guards maintaining law and order on the oil fields and refineries that had experienced strike actions in the beginning of the uprising.

It is because any proletarian movement contains seeds of overthrowing capitalism, expressions of perspective of classless human community that will be built on the ashes of this old world. The proletarian movement in Maghreb and Mashrek expressed this perspective in a limited way and with a lot of weaknesses but strongly enough to reveal proletarian interests, which are antagonistic to bourgeois ones. In Libya the movement took a step forward and organised an insurrection which forced bourgeoisie to intervene (via NATO bombing as well as diplomatic negotiations) and to create two camps: the old-new (half of them are high officials of former regime) bourgeois faction organised in the NTC and “socialist colonel” Gaddafi (the beloved business partner of western bourgeois factions until recently), in order to divert the frontline between proletariat and bourgeoisie, to turn the class war into a bloody civil war.

In Egypt, Tunisia, Libya, Iraq, Syria, Yemen, Bahrain, in UK, Greece, Wisconsin, China, Chile… in the Czech Republic… all around the world, capital offers us either slow dying in work when it needs our labour power or physical destruction of our lives when it does not need it anymore.

In Egypt, Tunisia, Libya… it is our class brothers and sisters, it is our class that struggles against capital and its state. Their struggle is ours.

Let’s affirm its proletarian perspective against all democratic mystifications!

Class War Group
April 2011
http://www.tridnivalka.tk
E-mail: tridnivalka@yahoo.com

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[1] Contrary to the euro-centrist ideology stressing on the world as being separated entities with a centre (Europe and North America) and a periphery (the rest of the world), we prefer to use the Arabic words “Maghreb” (which means “sunset”) and “Mashrek” (which means “Levant”), i.e. the West and the East of the “Arab-Islamic” world, rather than the expressions Near East and Middle East… Near what? Near Europe, of course!

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18 avril 2011

Rebels in the Maghreb… who they are? (in Arabic)

Rebels in the Maghreb… who they are? (in Arabic)

Posté par gci-icg à 21:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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