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L’explosion de rage que l’on constate partout dans le monde ne part pas de citoyens joyeusement indignés, respectueux de l’Etat de droit, pouvant se permettre le luxe de la non-violence… mais de nous autres, prolétaires exploités, en lutte contre les conditions de survie chaque fois pire qu’on tente de nous imposer.

Nous ne sommes pas indignés, choqués, outrés…

Au rang des horreurs du système capitaliste, il n’y a rien de nouveau qui nous soit imposé aujourd’hui. Ce sont les mêmes recettes de toujours, bien qu’en pire, qui œuvrent pour asseoir le pouvoir de la bourgeoisie aux dépends de notre classe, le prolétariat. Alors, pourquoi s’indigner des “ excès ” du capitalisme et ne pas lutter contre le capitalisme lui-même ? Comment s’indigner de l’enrichissement des banques et ne pas remettre en question l’existence même des banques ? Comment peut-on s’indigner que notre classe sociale peine toujours plus à survivre sans remettre en cause la réalité même de l’existence des classes sociales ?

Mais nous ne sommes pas résignés…

D’une manière générale et planétaire, le rapport de force est évidemment toujours en faveur de la bourgeoisie. Elle détient les moyens de continuer à exploiter le prolétariat, de réprimer, massacrer et faire disparaître les prolétaires qui luttent. Pourtant, face à l’incapacité flagrante de ce mode de production à endiguer les effets de la catastrophe qu’il engendre, nous sentons que le vent commence à tourner, que les révoltes prolétariennes se généralisent. La bourgeoisie a tout intérêt à les réduire à un mouvement pacifiste, citoyen, légaliste, apolitique… à les enfermer dans un modèle “ socialement admis ”, dans la démocratie. Notre intérêt est au contraire de dépasser tous les cadres dans lesquels on tente d’enfermer le mouvement.

Nous sommes profondément convaincus…

Que l’avenir de l’humanité ne se joue pas sur le terrain des indignations multiformes, des causes humanitaires tous azimuts, des engagements individuels… mais sur la conjonction des forces permettant de mettre un terme à ce système mortifère. Les prolétaires seront forcés de détruire radicalement le capitalisme s’ils ne veulent pas que le capitalisme détruise le monde.

En définitive, “ les indigné-e-s ” en tant que plates-formes, manifestes, contenus… ne sont que la camisole de force que le capitalisme, la démocratie veut imposer pour liquider le mouvement actuel du prolétariat.

Nous sommes en guerre… de classe !

Réaffirmons la lutte pour abolir le système social capitaliste !

Prolétaires Internationalistes – internationalistes@gmail.com